COP17 en Mongolie : plus de 300 organisations relient restauration des terres et paix

Portée par Surge Africa, une déclaration soutenue par des organisations de 45 pays demande une gouvernance foncière inclusive, des financements accessibles et une meilleure prise en compte des États fragiles.

ENVIRONNEMENT
44 vues
Vue générale d’Oulan-Bator, capitale de la Mongolie
Photo : Alexkom000 / Wikimedia Commons
3 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

À Oulan-Bator, où se tient la COP17 sur la désertification du 17 au 28 août 2026, une coalition de plus de 300 organisations issues de 45 pays appelle les gouvernements à faire de la restauration des terres un outil de prévention des conflits et de consolidation de la paix. Cette mobilisation est portée par la Déclaration de la société civile sur les terres, la paix et la sécurité.

L’initiative, conduite par l’organisation Surge Africa à l’issue de consultations avec la société civile, veut mieux intégrer les liens entre dégradation des terres, concurrence pour les ressources naturelles, déplacements de population et instabilité dans les politiques publiques.

Le texte n’est pas une décision adoptée par les États parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification. Il s’agit d’un document de plaidoyer structuré autour de quatre axes : gouvernance, financement, partenariats, ainsi que mise en œuvre et suivi.

Les signataires demandent notamment que les pays touchés par des conflits, en situation de post-conflit ou considérés comme fragiles soient reconnus comme particulièrement vulnérables. Ils souhaitent que cette reconnaissance facilite l’accès à des financements adaptés et à des programmes de renforcement des capacités.

Une gouvernance foncière conçue pour prévenir les tensions

La déclaration défend des politiques foncières inclusives et sensibles aux conflits. Elle met l’accent sur la sécurité des droits d’usage, la participation des femmes et des communautés locales aux décisions, ainsi que sur un partage plus équitable des terres, de l’eau et des autres ressources naturelles.

Selon ses promoteurs, la raréfaction de l’eau, la baisse de la productivité des sols et la perte de moyens de subsistance peuvent aggraver des tensions déjà présentes. La restauration des terres est donc présentée comme un moyen de soutenir les revenus, de renforcer la résilience des communautés et de limiter les différends liés à l’accès aux ressources.

Le volet financier réclame des mécanismes plus accessibles aux initiatives locales et aux zones fragiles. Le texte appelle également à une coopération accrue entre organisations de la société civile, gouvernements, entreprises et partenaires du Sud, accompagnée d’indicateurs permettant de suivre les engagements.

La Convention des Nations unies estime que la dégradation touche jusqu’à 40 % des terres de la planète. Le programme officiel de la COP17 prévoit le 26 août une table ronde de l’Initiative Forêts pour la paix consacrée aux liens entre restauration, coopération environnementale, prévention des conflits et gouvernance des ressources naturelles.

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
09:51 Davido envisage une pause dans sa carrière musicale