Charles III interpellé dans l’Essex, le palais renvoie le dossier Epstein à la police
La tempête Epstein met le roi Charles III sous pression publique après de nouvelles révélations ciblant son frère, le prince Andrew, et relance les interrogations sur l’implication de la famille royale dans l’affaire. Lors d’un déplacement dans l’Essex, le souverain a été interpellé par des habitants et des journalistes qui réclament des réponses et une coopération effective avec la justice.

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Depuis la diffusion massive de documents liés à Jeffrey Epstein, la situation s’est envenimée pour la monarchie. Les pièces publiées — e‑mails, photographies et témoignages de femmes affirmant avoir été mises en relation avec Andrew Mountbatten‑Windsor — ont alimenté une intense couverture médiatique et des appels à la transparence. Ces éléments, tels que rapportés, visent directement l’ancien membre actif de la famille royale.
La pression s’est traduite par des mesures prises contre le prince Andrew : il a été déchu de certains titres et tenu à l’écart de la vie publique, et a quitté sa résidence à Royal Lodge, à Windsor. Le Premier ministre Keir Starmer a publiquement estimé qu’Andrew devrait être entendu devant des instances étrangères, évoquant le Congrès américain, ce qui souligne l’ampleur internationale du dossier.
Interpellations publiques et ligne officielle du palais
Lors de sa visite à Dedham, dans l’Essex, où il devait saluer des « héros du quotidien », le roi a été confronté à des questions directes sur le rôle de la famille dans l’éclaircissement du dossier Epstein. Un témoin présent dans la foule l’a interpellé : « Charles, Charles, avez‑vous fait pression sur la police pour qu’elle commence à enquêter sur Andrew? » Une journaliste a de son côté demandé au souverain si la famille allait aider dans l’enquête et s’il avait un message pour les victimes.
Des tracts montrant le prince Andrew et affirmant que « la famille royale ne devrait pas être au‑dessus des lois » circulaient dans le village, marquant la manifestation d’un mécontentement public visible lors de cette sortie officielle. Le roi, durant ces interpellations répétées, n’a pas laissé transparaître de réaction publique et a continué son parcours officiel.
La réponse formelle est venue du palais, qui a renvoyé toute question vers les autorités judiciaires compétentes. Selon la ligne de communication officielle, ce dossier relève désormais du ressort de la police et de la justice, et non de la famille royale elle‑même. Ce positionnement vise à distinguer les responsabilités institutionnelles et judiciaires des affaires privées qui touchent un membre de la famille.
Les partisans d’un examen approfondi demandent que le prince Andrew soit entendu pleinement par les enquêteurs impliqués dans les procédures liées à Jeffrey Epstein. Le message du palais, tel que diffusé, précise que toute interrogation sur d’éventuelles interventions ou protections de la Couronne doit être adressée aux autorités judiciaires compétentes, et non aux services du palais.
Les éléments rendus publics et les réactions politiques et médiatiques continuent de placer la monarchie au cœur d’un débat sur la portée des obligations légales et de la transparence autour d’affaires impliquant ses membres.

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