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Centrafrique : le maire de Bangui empêché d’entrer dans sa mairie par une partie du personnel

Émile-Gros-Raymond Nakombo, qui dirige la délégation spéciale de la ville de Bangui, s’est vu refuser l’accès à son bureau municipal lorsqu’il a voulu reprendre ses fonctions. Cette tentative de retour intervient après une période de mise en disponibilité et se heurte à l’opposition d’une frange du personnel, ainsi qu’à des décisions prises par le ministère de l’Administration du territoire.

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Centrafrique: le maire de Bangui empêché de reprendre son poste par le personnel
<span>Des passants devant l'hôtel de ville de Bangui, en République centrafricaine, le 29 novembre 2013.</span> <span>© REUTERS/Joe Penney</span>
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Mis en disponibilité en octobre pour se consacrer aux élections législatives organisées à la fin de l’année dernière, M. Nakombo avait été remplacé par une équipe intérimaire installée par le ministère. De retour à la mairie le lundi 20 avril, il n’a cependant pas pu réintégrer ses locaux en raison du blocage instauré par certains agents.

Le lendemain, lors d’une conférence devant la presse, l’édile a dénoncé ce qu’il présente comme une manœuvre concertée impliquant l’administration centrale et a fait part de son intention de porter l’affaire devant les tribunaux. Il a appelé au respect des règles administratives et contesté la légitimité de la mesure qui l’empêche de reprendre son poste.

Rappelant qu’il avait été nommé par le chef de l’État, il a affirmé qu’une destitution ne pourrait venir que de cette autorité, et non d’un arrêté ministériel. M. Nakombo a aussi souligné son bilan à la tête de la municipalité, mettant en avant une décennie de gestion et des dossiers de financement qu’il considère importants pour la ville.

Le ras‑le‑bol s’affiche devant la mairie

Sur le parvis de l’hôtel de ville, des banderoles et des manifestants empêchent toujours son accès. Une inscription dénonçant l’accumulation des griefs est visible et reflète l’exaspération d’une partie du personnel.

Sous couvert d’anonymat, une employée accuse la période de direction de M. Nakombo d’avoir été marquée par des dysfonctionnements répétés : mauvaise gestion administrative, soupçons de détournements, salaires non versés et stagnation des conditions de travail figurent parmi les reproches formulés par le personnel.

Avant cet épisode, le maire s’était mis en congé pour se présenter aux législatives dans la circonscription de Sosso-Nakombo, au sud‑ouest du pays, lors du scrutin du 28 décembre. Il avait finalement renoncé à sa candidature afin d’éviter d’être opposé à deux de ses frères également candidats.

Le ministère de l’Administration du territoire n’a pas publié de position officielle à ce stade. Selon un interlocuteur au sein de l’administration consulté par nos soins, une décision pourrait dépendre du résultat du second tour des élections municipales fixé au 26 avril, date à laquelle sont attendues les nominations des maires élus.

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