Burkina Faso : Le Conseil des ministres adopte la dissolution des partis et formations politiques

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a présidé jeudi le Conseil des ministres qui a adopté, entre autres décisions majeures, un décret dissolvant des partis et formations politiques et un projet de loi d’abrogation des textes encadrant leur fonctionnement, ainsi que le « Plan RELANCE » 2026‑2030 évalué à 36 000 milliards FCFA. Les ministres Émile Zerbo et Aboubakar Nacanabo ont présenté au sortir du Conseil les motifs de ces mesures et les objectifs chiffrés : réduction du taux de pauvreté de 42 % à 35 %, hausse de l’espérance de vie de 61 à 68 ans et triplement de la capacité énergétique de 685 MW à plus de 2 500 MW.

POLITIQUE
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Burkina Faso: Dissolution des partis et formations politiques
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Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Conseil a formalisé la dissolution de partis politiques via un décret et retenu un projet de loi visant à abroger les lois actuelles sur le statut et le financement des formations politiques ainsi que sur le rôle du chef de file de l’opposition. Selon le ministre d’État en charge de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, cette décision s’inscrit dans le cadre d’une refondation de l’État motivée par « un diagnostic profond » du système partisan qui, d’après lui, a révélé « de nombreuses dérives » dans l’application du régime juridique des partis. Le gouvernement a justifié la mesure par la multiplication des formations politiques, qu’il estime avoir contribué à la division sociale et à l’affaiblissement du tissu national.

Le décret adopté prévoit la dévolution au Trésor public du patrimoine des partis dissous, et le ministre a annoncé que les projets de loi concernés seront transmis à l’Assemblée législative de transition « dans les meilleurs délais ». Sur le plan économique, le Conseil a adopté plusieurs décrets présentés par le ministère de l’Économie et des Finances, dont celui portant adoption du Plan RELANCE, qualifié de nouveau référentiel national de développement pour la période 2026‑2030 et doté d’un montant global estimé à 36 000 milliards FCFA, avec près des deux tiers de ce montant attendus des ressources souveraines.

Axes prioritaires et cibles chiffrées du Plan RELANCE

Le Plan RELANCE repose sur quatre piliers explicités par le ministre de l’Économie, Dr Aboubakar Nacanabo : la consolidation de la sécurité, de la cohésion sociale et de la paix ; la refondation de l’État et l’amélioration de la gouvernance ; le développement du capital humain ; enfin le développement des infrastructures et la transformation structurante de l’économie. Chacun de ces axes est assorti d’objectifs mesurables, parmi lesquels la reconquête totale du territoire et des indicateurs sociaux et économiques précis mentionnés par le gouvernement.

Le ministre Nacanabo a précisé que près de deux tiers du financement attendu proviendront de « ressources souveraines », sans détail supplémentaire sur la composition exacte de ces ressources dans le communiqué. Il a également souligné le caractère collectif du plan, en appelant à la mobilisation communautaire et à des évaluations annuelles pour le suivi de sa mise en œuvre.

La Direction de la communication de la Présidence du Faso a publié le communiqué présentant la teneur des décisions et des orientations adoptées lors du Conseil des ministres.

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