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Au Bénin, le vote s’est déroulé jusque dans les zones à risque

Au Bénin, les résultats des élections législatives et communales organisées dimanche dernier sont attendus dans les prochaines heures. Selon la Cour constitutionnelle, leur proclamation interviendra au plus tard jeudi. Ce double scrutin inédit s’est tenu dans un contexte sécuritaire particulier, un mois seulement après une tentative de coup d’État. Pourtant, cette situation n’a pas freiné la participation des électeurs, y compris dans des zones considérées comme sensibles.

Election legislatives et communales du 11 janvier 2026
Election legislatives et communales du 11 janvier 2026 PH: Benin Web TV
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Dans un entretien accordé à Deutsche Welle, Gustave Assah, vice-président de la plateforme des organisations de la société civile, a souligné le bon déroulement global du processus électoral. Selon lui, les électeurs ont bien assimilé les consignes liées à la tenue simultanée des législatives et des communales. Grâce aux campagnes de sensibilisation menées par la société civile et les partis politiques, les votants ont su distinguer les deux urnes et accomplir leur devoir civique sans difficulté majeure. « Dans 98 % des postes de vote, les populations se sont exprimées sans inquiétude », a-t-il affirmé, précisant que 1 200 observateurs citoyens ont été déployés à travers le pays.

Toutefois, des dysfonctionnements ont été relevés, notamment dans la ville de Cotonou et dans le département de l’Atlantique. Gustave Assah évoque des retards dus à l’acheminement tardif du matériel électoral, à des problèmes liés à l’identification de certains postes de vote par QR code, ainsi qu’à des difficultés rencontrées par des agents électoraux à rejoindre leurs centres. Dans certains quartiers de Cotonou, ces retards ont été particulièrement marqués, contraignant des électeurs à voter jusque tard dans la nuit, parfois jusqu’à l’aube, une situation qualifiée d’« inédite » au Bénin.

Interrogé sur l’impact du contexte sécuritaire, notamment la récente tentative de putsch et la menace djihadiste dans certaines zones frontalières, le responsable de la société civile se veut rassurant. Selon lui, aucune corrélation notable n’a été observée entre ces risques et la participation électorale. Même dans les zones identifiées comme à risque, les bureaux de vote sont restés accessibles et les populations ont massivement accompli leur devoir civique.

« Si les djihadistes n’ont pas fait peur aux gens, la tentative de coup d’État encore moins », estime-t-il.

À l’approche de l’élection présidentielle prévue dans trois mois, en l’absence de la principale force de l’opposition, Gustave Assah s’interroge néanmoins sur le niveau de mobilisation à venir. S’il écarte tout risque majeur de troubles, il souligne que les enjeux diffèrent et que l’engouement pourrait ne pas être comparable. Enfin, concernant les réformes électorales récentes, notamment l’augmentation du nombre de parrainages, il reconnaît qu’elles ont généré des difficultés et exclu certains acteurs, sans pour autant empêcher la tenue effective des élections. Pour lui, ces « zones de turbulence » constituent aussi des étapes de maturité démocratique, appelant à une adaptation progressive des populations et des institutions afin de consolider durablement le processus électoral au Bénin.

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