Zambie : le chef de l’opposition Brian Mundubile convoqué par la police, Amnesty dénonce des arrestations arbitraires

La police zambienne veut interroger l’opposant Brian Mundubile sur de prétendues menaces contre la sécurité nationale, une semaine après la mort par balle d’un député de son parti lors d’un raid des forces de l’ordre.

POLITIQUE
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Hakainde Hichilema
Hakainde Hichilema PH; DR
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La police zambienne a annoncé jeudi 20 août 2026 avoir convoqué le chef de l’opposition Brian Mundubile pour l’interroger sur une supposée menace contre la sécurité nationale, quelques jours après une élection présidentielle contestée marquée par une répression des opposants. Arrivé deuxième au scrutin du 13 août, remporté par le président sortant Hakainde Hichilema, Brian Mundubile a annoncé son intention de contester les résultats en justice.

Selon la police, une enquête est en cours « depuis quelques années sur de graves menaces pesant sur la sécurité nationale » et vise à interroger Brian Mundubile ainsi que son colistier Makebi Zulu. Le communiqué évoque des « activités alarmantes » constatées dans des locaux liés aux deux hommes, sans en préciser la nature. Les intéressés rejettent toute implication dans une insurrection ou une milice.

Une semaine plus tôt, un parlementaire et ancien ministre, Mutotwe Kafwaya, avait été tué par balle lors d’un raid des forces de sécurité dans l’une des résidences de Brian Mundubile. Onze personnes, dont des figures de l’opposition, avaient été arrêtées lors de cette opération et sont accusées de trahison.

Amnesty International a appelé les autorités zambiennes à mettre fin aux « arrestations et détentions arbitraires » de membres de l’opposition. L’ONG réclame une enquête « rapide, indépendante et impartiale » sur les événements des derniers jours et demande que les détenus soient rapidement inculpés d’infractions précises ou libérés.

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