Vladimir Poutine : le bunker enfoui sous la mer de son palais le plus secret

Vladimir Poutine est associé à une série de résidences ultra sécurisées et de protocoles de protection rapprochée, mais l’une d’entre elles, située près de Gelendzhik sur la mer Noire, concentre depuis plusieurs années l’attention médiatique et des enquêtes. Révélée en détails par l’opposant Alexeï Navalny en 2021 et connue depuis 2010, cette propriété est présentée comme un complexe monumental, doté d’équipements et d’infrastructures souterraines qualifiés de bunker.

CéLéBRITé
187 vues
"Le palais le plus secret de Russie", visite de son bunker enfoui sous la mer... plus si secret que ça
"Le palais le plus secret de Russie", visite de son bunker enfoui sous la mer... plus si secret que ça
3 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

La résidence, dont la valeur est régulièrement estimée à plus d’un milliard de dollars, a été décrite comme une propriété démesurée comportant des aménagements rarement visibles dans des domaines privés. Les éléments rapportés incluent une église privée, un casino, des saunas, un théâtre et des restrictions de l’espace aérien au-dessus du domaine. La diffusion par des entreprises impliquées dans les travaux et par des enquêtes publiques a permis d’obtenir des plans et des images qui ont alimenté les reportages.

Cette mise au jour s’inscrit dans un contexte où la sécurité personnelle du chef de l’État russe est évoquée comme une priorité permanente: usage limité d’Internet, réunions à distance, distances physiques systématiques avec ses interlocuteurs et autres mesures destinées à limiter les risques. Selon des spécialistes interrogés dans la presse, la conception du site intègre dès l’origine des dispositifs de protection renforcée.

Le bunker du palais de Gelendzhik et ses aménagements souterrains

Les plans et descriptions rendus publics font état de l’existence, sous la résidence, de deux tunnels souterrains en béton armé, reliés à la structure principale par un ascenseur. Ces galeries se situeraient à une vingtaine de mètres à cinquante mètres du bâtiment principal et sont présentées comme dotées d’équipements permettant de subsister pendant plusieurs semaines: alimentation en eau, générateurs électriques, systèmes de ventilation et installations sanitaires.

Les caractéristiques techniques évoquées pour ces tunnels incluent des protections contre les incendies et d’autres dispositifs de sécurité destinés à garantir la survie ou la possibilité d’évacuation. L’ingénieur Thaddeus Grabyszewski, cité par Business Insider, a décrit ces aménagements comme comportant « toutes sortes de sécurités », soulignant leur vocation à permettre « de survivre ou de s’échapper ». Les reportages indiquent par ailleurs que la construction du complexe s’est étalée sur de nombreuses années, intégrant ces niveaux de protection dès la phase de conception.

Plusieurs éléments matériels et administratifs montrent que la réalisation du site a mobilisé des acteurs privés et publics: entreprises de construction, prestataires techniques et mesures réglementaires autour de l’espace aérien. Les documents et images rendus publics ont alimenté des expertises techniques et des analyses géopolitiques sur les priorités de protection.

Des experts soulignent enfin les limites des informations disponibles: malgré les plans diffusés et les témoignages, il est impossible d’affirmer avec certitude si ces tunnels pourraient résister à des attaques de très grande intensité, y compris nucléaires.

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
11:06 Soudan du Sud : Médecins sans frontières toujours sans nouvelles de 26 de ses collaborateurs