Un Nigérian affirme avoir été enrôlé de force dans l’armée russe
Un ressortissant nigérian, Abubakar Adamu, a sollicité l’intervention du gouvernement fédéral pour être rapatrié, affirmant avoir été induit en erreur et contraint d’intégrer l’armée russe après qu’on lui eut promis un emploi dans le civil.

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Selon le média Zagazola Makama, spécialisé dans la lutte contre le terrorisme, l’équipe juridique d’Adamu a officiellement saisi les autorités nigérianes. Elle indique qu’il s’est rendu à Moscou avec un visa touristique délivré le 16 octobre 2025 par l’ambassade de Russie à Abuja, en pensant occuper un poste de garde.
À son arrivée, ses papiers de voyage, dont son passeport, lui auraient été retirés. Ses avocats rapportent qu’on l’aurait contraint à signer des documents d’engagement rédigés entièrement en russe, sans traduction ni interprète, et qu’il n’a pris conscience qu’après coup d’avoir été enrôlé dans les forces armées russes.
État actuel et contexte
Les mêmes conseils précisent qu’Adamu se trouverait aujourd’hui dans un camp militaire russe et qu’il a refusé une affectation en zone de combat en Ukraine, situation qui le maintiendrait bloqué.
Cette affaire intervient alors que des informations font état d’un renforcement de la vigilance après des signalements selon lesquels des Africains auraient été recrutés dans des conditions contestables pour participer à l’effort de guerre russe.
Le jeudi 12 février, les services de renseignement de la défense ukrainiens ont annoncé avoir découvert les corps de deux Nigérians dans la région de Louhansk, décrits comme ayant combattu pour la Russie.
Les défunts ont été identifiés comme Hamzat Kazeem Kolawole, 42 ans, et Mbah Stephen Udoka, 38 ans; ils seraient morts fin novembre 2025, quelques mois après leur entrée dans l’armée russe.
Une enquête de CNN a indiqué que des personnes originaires de pays tels que le Ghana, le Nigeria, le Kenya et l’Ouganda auraient été attirées en Russie par la promesse d’emplois civils — notamment comme chauffeurs ou agents de sécurité — puis, pour certaines, enrôlées sans préparation suffisante et envoyées au front.
En début de semaine, l’ambassadeur de Russie au Nigeria, Andreï Podyelyshev, a nié l’existence d’un programme de recrutement soutenu par le Kremlin et a rejeté ces allégations.

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