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Syrie : une responsable kurde juge l’accord avec Damas « caduc »

Une haute responsable kurde a déclaré mardi 20 janvier que l’accord visant à intégrer les institutions civiles et militaires kurdes au sein de l’État syrien avait «perdu toute validité». Lors d’une conférence en ligne, Elham Ahmad a expliqué que cette décision faisait suite à l’échec des pourparlers entre les deux parties destinés à régler leurs différends, et au maintien des hostilités dans les régions kurdes.

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Un accord jugé «sans validité» par les autorités kurdes

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«Étant donné qu’il n’y a pas de cessez-le-feu pour le moment, que Damas continue d’attaquer nos régions et que (le pouvoir) refuse d’engager un dialogue, l’accord n’est plus valide à l’heure actuelle», a déclaré Mme Ahmad, selon la traduction en anglais fournie par les organisateurs de la conférence et rapportée par l’AFP.

Contexte du dossier et nature de l’accord

Depuis le déclenchement du conflit syrien en 2011, des zones du nord-est du pays ont été administrées par des autorités à dominante kurde, qui ont mis en place des structures civiles et des forces de sécurité locales. Des négociations intermittentes avec Damas ont cherché à définir un statut politique et institutionnel pour ces entités, incluant une possible intégration dans les institutions de l’État syrien.

Le récent signalement de «perte de validité» concerne précisément ces engagements de coopération et d’intégration. Le rejet ou l’inapplication d’un cessez-le-feu, ainsi que la poursuite d’opérations militaires dans des secteurs tenus par des Kurdes, permettent aux autorités locales de considérer que les conditions préalables à la mise en œuvre de l’accord ne sont plus réunies.

Conséquences humanitaires, sécuritaires et diplomatiques

La rupture effective de cet accord expose d’ores et déjà la population civile à un risque accru d’escalade. Les autorités kurdes ont mis en garde contre une aggravation de la situation sécuritaire, avec des impacts possibles sur les civils, les infrastructures et l’accès à l’aide humanitaire. Les déplacements internes et la vulnérabilité des communautés locales pourraient s’en trouver accentués.

Sur le plan diplomatique, cet épisode complique les équations régionales impliquant la Syrie, la Turquie, la Russie, les États-Unis et d’autres acteurs qui ont des intérêts divergents sur le terrain syrien. Les négociations entre Damas et les autorités kurdes, déjà fragiles, risquent de stagner davantage si aucune médiation efficace n’est proposée.

Pour l’Afrique, comme pour d’autres régions, le déroulement du conflit syrien demeure un enjeu de principe en matière de respect du droit international, de protection des civils et de lutte contre les flux de réfugiés. Plusieurs pays africains suivent les développements syriens à la fois pour des raisons humanitaires et parce que les répercussions des crises prolongées alimentent des dynamiques migratoires et sécuritaires à l’échelle mondiale.

À ce stade, aucune information n’indique la reprise immédiate de pourparlers capables de restaurer l’accord. Les responsables kurdes et les autorités de Damas demeurent campés sur leurs positions, tandis que la communauté internationale appelle régulièrement à des solutions politiques pour prévenir une nouvelle détérioration de la situation.

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