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Syrie : le chef du PKK dénonce une tentative de sabotage du processus de paix en Turquie

Les récents combats entre l’armée syrienne et des forces kurdes dans le nord-est de la Syrie sont, selon le fondateur du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), une «tentative de saboter le Processus de paix et de société démocratique». Ce constat a été transmis dimanche 18 janvier par une délégation du parti prokurde DEM, qui a rendu visite au prisonnier politique emblématique Abdullah Öcalan, détenu sur l’île-prison d’Imrali au large d’Istanbul depuis 1999.

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Les accusations d’Abdullah Öcalan après les affrontements en Syrie

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La délégation, reçue samedi, a fait état des propos d’Öcalan sur l’impact des affrontements en Syrie sur les efforts de négociation lancés en Turquie entre l’État turc et des représentants du mouvement kurde. Selon elle, ces violences mettent en péril un processus considéré comme central par une partie du mouvement kurde pour parvenir à une solution politique et à la construction d’une société plus démocratique.

Contexte et enjeux du processus de paix

Le «Processus de paix» évoqué renvoie aux pourparlers intermittents engagés depuis plus d’une décennie entre Ankara et des acteurs liés au PKK, visant notamment à établir un cessez-le-feu durable et à ouvrir des voies de règlement politique de la question kurde en Turquie. Abdullah Öcalan, figure historique du mouvement kurde, a continué d’exercer une influence symbolique et politique depuis sa détention, ses positions étant régulièrement relayées par des représentants prokurdes et des médiateurs.

La situation dans le nord-est de la Syrie est particulièrement complexe : y coexistent forces kurdes locales — souvent regroupées sous la bannière des Unités de protection du peuple (YPG) et de la coalition des Forces démocratiques syriennes (FDS) —, éléments de l’armée syrienne loyaliste, forces turques intervenantes et divers acteurs internationaux. Les affrontements ponctuels entre ces composantes peuvent, selon les analystes, avoir des répercussions directes sur la stabilité régionale et sur les dynamiques du dialogue politique entre Kurdes et États voisins.

La délégation DEM n’a pas seulement relayé la condamnation d’Öcalan ; elle a aussi appelé à la désescalade et au retour aux négociations, soulignant que toute montée de tensions sur le sol syrien risquait d’entraver les perspectives de réformes et d’accords politiques espérés par une partie de la population kurde.

Répercussions régionales et ramifications africaines

Au-delà du théâtre syro-turc, ces développements ont des implications régionales. La fragilisation du processus de paix peut accroître les déplacements de populations et alimenter les flux migratoires, y compris vers l’Afrique du Nord et, par ricochet, vers certains pays d’Afrique subsaharienne confrontés aux mêmes défis sécuritaires. Par ailleurs, les alliances internationales autour du dossier syrien — impliquant la Russie, les États-Unis, l’Iran et la Turquie — influencent indirectement des enjeux de sécurité partagés avec des États africains, notamment en matière de lutte contre le terrorisme et de contrôle des frontières.

La visite de la délégation DEM et la prise de position d’Abdullah Öcalan relancent donc le débat sur la nécessité d’une désescalade et d’un retour à des canaux de dialogue, condition, selon ses partisans, pour une résolution durable des conflits affectant les peuples kurdes et les populations voisines.

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