Soudan du Sud : l’ONU alerte sur les violences, MSF a perdu le contact avec 26 employés
Lundi 2 mars 2026, Médecins sans frontières (MSF) a fait état de l’interruption des communications avec 26 membres de son équipe opérant dans l’État du Jonglei, au Soudan du Sud. L’ONG indique ne plus pouvoir joindre ces employés, une situation qui ajoute à l’angoisse autour de la sécurité des personnels humanitaires sur place.

SOMMAIRE
La zone concernée connaît depuis plusieurs semaines une recrudescence des combats entre factions opposées, rendant les lignes de communication fragiles et les déplacements extrêmement dangereux pour les équipes présentes sur le terrain.
Cette alerte de MSF intervient peu après une mise en garde des Nations unies, formulée la semaine précédente, qui évoquait le risque d’un basculement vers une « guerre civile généralisée » si les violences continuaient de s’étendre.
Face à cette détérioration du contexte sécuritaire, les organisations humanitaires voient leur capacité d’intervention fortement entravée, tandis que les populations locales s’exposent à des privations accrues et à des difficultés d’accès aux soins élémentaires.
Impact sur l’assistance médicale
La coupure de contact avec plusieurs agents de MSF illustre la vulnérabilité des opérations médicales dans des zones où les affrontements se multiplient. Les équipes soignantes risquent d’être isolées et les centres de santé, déjà fragilisés, peuvent perdre en continuité de services.
Dans ce contexte, toute perturbation des activités humanitaires — qu’elle soit liée à des attaques, à des obstacles logistiques ou à des restrictions d’accès — a des conséquences directes sur la prise en charge des malades et des blessés, en particulier pour les groupes les plus exposés comme les enfants, les femmes enceintes et les personnes atteintes de pathologies chroniques.

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