Sofia Morgavi raconte « J’ai refusé de coucher » et dénonce un « connard » au travail

Sofia Morgavi, ancienne professeure de chant de la Star Academy, révèle dans les médias avoir été victime de violences sexistes dans le milieu lyrique, racontant des pressions et des comportements déplacés qui ont, selon elle, influé sur sa carrière. En pleine promotion de son livre, elle est revenue sur ces épisodes sur le podcast Conversations avant la fin du monde, évoquant à la fois des refus de compromis et des situations humiliantes vécues en coulisses.

CéLéBRITé
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"J’ai refusé de coucher", Sofia Morgavi de la Star Academy victime d’un "connard" au travail
TF1
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La quinquagénaire présente actuellement son ouvrage, Eh bien, chantez maintenant ! Souvenirs et méthodes de la professeure de chant de la Star Academy (éditions de L’Observatoire), et multiplie les apparitions médiatiques et séances de dédicaces. Lors de son intervention récente, elle a alterné souvenirs de scène et conseils pédagogiques, tout en revenant sur des moments personnels de sa trajectoire dans l’opéra.

Parmi les témoignages livrés, elle affirme avoir perdu certaines opportunités professionnelles parce qu’elle a refusé des avances : « Il y a des rôles que je n’ai pas eus parce que j’ai refusé de coucher« , rapporte-t-elle. Elle décrit notamment le comportement d’un « grand directeur d’opéra » qui, avant ses représentations, lui glissait des « insanités » à l’oreille, alors que sa femme était présente sur le plateau en tant que chorégraphe.

Sofia Morgavi victime de violences sexistes

La chanteuse se souvient de ces moments comme particulièrement violents sur le plan moral et professionnel. « C’était horrible« , confie-t-elle en repensant à l’époque où, âgée de 28-29 ans, elle devait entrer en scène après ces provocations. Elle rapporte qu’en dépit de sa colère, elle se trouvait contrainte de répondre au public et à l’orchestre : « J’avais envie de le défoncer, mais je ne pouvais rien faire parce que j’avais un public qui m’attendait, j’avais un orchestre qui m’attendait et c’est moi qui ouvrais l’opéra. Donc je rentrais dans un éclat de rire et je chantais mon air« .

Dans le récit qu’elle partage, Sofia Morgavi décrit aussi une riposte verbale, décidée au fil du temps : elle aurait sèchement informé le directeur qu’elle ne travaillerait plus avec lui. Elle relate le dialogue échangé, en citant ses propres mots adressés à l’homme : « Mon mari est dans la salle, il est jeune, beau et intelligent« , et la réponse qu’il lui aurait faite : « Ça veut dire que je suis con, vieux et moche« .

Pour elle, ces comportements s’inscrivent dans une période où de tels agissements étaient banalisés : « Ça n’existait pas, c’était une autre époque. On ne parlait pas aussi facilement, c’était normal, c’était naturel. Mais moi je ne me laissais pas faire, je refusais ça« , précise-t-elle.

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