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Sénégal : le choix des véhicules des députés au cœur d’une polémique

L’attribution de véhicules de fonction aux députés sénégalais suscite des interrogations sur leur utilité et leur coût, dans un contexte de fortes contraintes budgétaires.

POLITIQUE
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Sénégal : le choix des véhicules des députés au cœur d'une polémique
Parlement sénégalais
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Au Sénégal, la livraison de véhicules de fonction aux députés de l’Assemblée nationale continue de faire réagir. Dimanche 4 janvier 2026, 76 véhicules ont été remis aux élus, sur un total prévu de 165, relançant le débat autour de cette décision.

Selon les autorités, ces véhicules doivent permettre aux députés de mieux se déplacer dans leurs circonscriptions afin de rester proches des populations. Mais pour plusieurs acteurs politiques et citoyens, la question principale reste celle du rapport entre le coût engagé et les priorités du pays, alors que la dette publique dépasse 7 milliards de dollars.

Des voix de l’opposition réclament davantage de clarté sur les conditions d’achat. Le député d’opposition Thierno Alassane Sall s’interroge notamment sur le prix des véhicules et sur le fournisseur choisi, évoquant un manque de transparence dans la procédure.

La polémique est aussi liée à une décision prise en janvier 2025 par le parti au pouvoir, Pastef, de supprimer l’indemnité mensuelle de déplacement des députés, fixée à 900 000 francs CFA, au profit de véhicules de fonction mis à leur disposition pendant toute la durée du mandat.

Le gouvernement défend cette option comme une mesure d’économie, estimant qu’elle permet de mieux encadrer les dépenses liées aux déplacements. Toutefois, certains élus s’interrogent sur le choix des modèles, des Toyota Prado 4×4, jugés coûteux au regard de la situation économique du pays.

Face aux critiques, le président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, affirme que les règles ont été respectées et qu’aucune irrégularité n’a été commise, sans pour autant donner de détails supplémentaires.

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