Salvador : une ONG dénonce l’existence de «prisonniers politiques» sous le président Bukele

Une ONG de défense des droits humains a accusé jeudi le président salvadorien Nayib Bukele de maintenir derrière les barreaux plusieurs dizaines de personnes présentées comme des « prisonniers politiques ». L’organisation, basée en Amérique centrale, a rendu publique cette accusation lors d’une conférence de presse organisée dans la capitale guatémaltèque.

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À cette occasion, René Valiente, responsable des enquêtes chez Cristosal, a affirmé que la situation constitue une rupture par rapport aux années qui ont suivi la fin du conflit armé. Selon lui, on n’observe pas depuis la signature des accords de paix de 1992 un niveau comparable d’arrestations visant des opposants au pouvoir.

Cristosal a identifié 86 personnes qu’elle qualifie de détenus politiques. Dans la liste figurent notamment Maître Ruth Lopez, qui dirige l’unité anti-corruption au sein de l’ONG, a précisé l’organisation en présentant son dossier. Le rapport remis à la presse décrit ces placements en détention comme partie d’une campagne de « persécution politique » menée au Salvador.

Le document, selon l’ONG, rassemble témoignages et cas individuels destinés à étayer l’accusation d’une répression ciblée des voix critiques. Les responsables de Cristosal ont exposé ces éléments devant les journalistes afin d’attirer l’attention régionale sur la situation.

Contenu et portée du rapport

Le rapport présenté par Cristosal détaille, d’après ses auteurs, des motifs et des procédures d’arrestation qui relèveraient moins de la justice pénale ordinaire que d’une logique visant à neutraliser des adversaires politiques. L’ONG appelle à un examen indépendant des faits et invite les instances internationales à se saisir du dossier pour garantir le respect des droits fondamentaux.

Lors de la conférence, les représentants de l’ONG ont insisté sur la nécessité d’une surveillance accrue et ont annoncé qu’ils continueraient à documenter de nouveaux cas. Leur démarche vise à fournir des éléments permettant d’évaluer l’ampleur et la nature présumée de cette vague d’arrestations.

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