Rwanda : plaidoiries des parties civiles dans le procès pour génocide des Tutsis de Claude Muhayimana à Paris
À Paris, mercredi 25 février 2026, l’audience consacrée aux réquisitions des parties civiles a occupé le centre des débats dans le dossier visant Claude Muhayimana. L’ancien chauffeur, de nationalité franco‑rwandaise, comparaît pour des faits liés au génocide rwandais.

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Les poursuites reprochent à cet homme, qui travaillait sur les rives du lac Kivu, d’avoir assuré le transport de membres des Interahamwe jusqu’aux lieux où ont été commis des massacres. Ces accusations forment le socle de l’affaire examinée devant la cour d’appel.
Condamné en première instance à quatorze ans d’emprisonnement, Muhayimana a formé un appel et continue de clamer son innocence. Tout au long de l’instruction en appel, il a contesté avec force les éléments présentés contre lui.
Pendant près de quatre semaines, la salle d’audience a entendu témoins, historiens et survivants du génocide — certains venus de Kigali pour livrer leur récit. L’accusé a pour sa part soutenu que les témoignages étaient inventés et a répété à plusieurs reprises que les déclarations à charge n’étaient pas fondées.
Les parties civiles dénoncent une posture suspicieuse
Face à ces allégations, les avocats représentant les victimes ont dénoncé une stratégie qu’ils jugent attentatoire à la vérité des faits. Selon eux, l’attitude de Muhayimana relève d’une logique de déni qui vise à délégitimer les témoignages apportés à la barre.
Les défenseurs des parties civiles ont souligné la présence et le courage des rescapés appelés à témoigner, insistant sur l’importance de leurs récits pour faire la lumière sur ce chapitre sombre de l’histoire rwandaise. Leur plaidoirie s’articule autour de la vérification des responsabilités et de la reconnaissance des souffrances individuelles.

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