RDC : l’ONU demande une rallonge budgétaire pour la Monusco afin de soutenir le cessez-le-feu
À New York, le jeudi 26 mars 2026, Vivian van de Perre — représentante du secrétaire général pour la République démocratique du Congo et cheffe par intérim de la Monusco — a plaidé devant le Conseil de sécurité pour des renforts matériels et humains permettant à la mission de remplir le mandat qui lui a été confié en décembre dernier. Elle a appelé à l’arrêt des violences et des attaques par drones dans l’Est du pays, et exigé que l’accès humanitaire soit préservé tandis que les engagements diplomatiques pris en la matière soient appliqués sans délai.

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Lors de son intervention, Mme van de Perre a également sollicité une augmentation budgétaire pour la mission : ces crédits supplémentaires doivent servir à recruter et à déployer des soldats, afin d’appuyer le mécanisme de cessez-le-feu inscrit dans les dernières décisions du Conseil. La demande de financement est aujourd’hui à l’étude par les États membres de l’ONU.
La Monusco affirme avoir modernisé certains aspects de son dispositif — recours à de nouvelles technologies et recentrage des moyens sur les zones d’intervention les plus sensibles, avec notamment la mise en place de six bases mobiles en Ituri — mais ces mesures ne compensent pas totalement le manque de moyens humains et logistiques.
La responsable a rappelé qu’après une réduction de 25 % des effectifs, la force ne compte plus qu’environ 7 700 soldats déployés sur le terrain. Elle a souligné que la surveillance de la ligne de cessez‑le‑feu serait particulièrement contraignante puisque celle-ci se situe au Sud‑Kivu, province dont la Monusco s’est retirée le 30 juin 2024, rendant nécessaire un redéploiement partiel.
Garanties et conditions pour une présence accrue
Outre le renfort d’hommes et de moyens, la mission a demandé des garanties opérationnelles : la réouverture de l’aéroport de Kavumu et la libre circulation des casques bleus figurent parmi les conditions présentées comme indispensables pour assurer un déploiement efficace et sécurisé.
Enfin, une rencontre destinée à concrétiser le cessez‑le‑feu est annoncée pour avril 2026 entre les États-Unis, le Rwanda et la République démocratique du Congo. Selon la Monusco, Kigali semblerait plus enclin à négocier après les sanctions qui lui ont été infligées par Washington, ce qui pourrait faciliter la mise en œuvre des mesures demandées par la mission onusienne.



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