RDC : le FMI alerte sur la hausse des dépenses de personnel dans l’administration et le risque pour les finances

Le Fonds monétaire international tire la sonnette d’alarme sur la trajectoire des finances publiques de la République démocratique du Congo. L’institution internationale identifie une hausse préoccupante de la masse salariale au sein de l’administration comme un facteur susceptible de fragiliser l’équilibre budgétaire.

ECONOMIE
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RDC: le FMI dénonce une explosion de la masse salariale dans l’administration qui fragilise les finances
RDC: le FMI dénonce une explosion de la masse salariale dans l’administration qui fragilise les finances
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SOMMAIRE

Les dépenses liées au personnel ont déjà dépassé les estimations dressées pour les exercices 2025 et 2026, rappelle le FMI, mettant en lumière un glissement des coûts courants qui réduit les marges de manœuvre de l’État.

Face à cette situation, Kinshasa est prié d’engager sans délai des réformes structurelles destinées à rétablir la soutenabilité macroéconomique. Pour l’institution, il s’agit d’éviter que la progression des traitements et salaires n’empiète durablement sur les besoins d’investissement et la fourniture des services publics essentiels.

Si l’alerte du FMI vise d’abord la gestion des rémunérations publiques, elle renvoie aussi à un risque plus large : celui d’un budget captif des charges courantes, au détriment de politiques de développement et de stabilité financière à moyen terme.

Des voix critiques côté société civile

La réaction de la société civile congolaise est empreinte de scepticisme. Les organisations citoyennes dénoncent le maintien d’entités administratives jugées obsolètes et lourdement consommatrices de ressources, ainsi que la création répétée de nouvelles structures qui, selon elles, reproduisent des fonctions déjà assurées par des établissements existants.

Pour ces acteurs, la simple réduction comptable des postes ne suffit pas : ils appellent à une révision globale des organigrammes, à une clarification des missions et à une rationalisation des dépenses afin d’éliminer les doublons et d’améliorer l’efficacité des services publics.

Au-delà des recommandations techniques, la mise en œuvre des réformes posera des défis politiques et administratifs importants, puisqu’elle implique des arbitrages sur des intérêts consolidés et des choix de priorité budgétaire qui façonneront la trajectoire économique du pays dans les années à venir.

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