RDC : James Swan a pris ses fonctions à la tête de la Monusco
Le diplomate américain James Swan a officiellement pris ses fonctions à la tête de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) le 7 avril 2026, succédant à la Guinéenne Bintou Keïta. Celle-ci avait quitté Kinshasa le 30 novembre 2025, après un mandat de quatre ans à la direction de la mission.

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Ancien responsable de la mission onusienne en Somalie et ex-ambassadeur des États-Unis en RDC sous la présidence de Barack Obama, Swan retrouve un pays qu’il connaît bien, mais il arrive dans un contexte marqué par de fortes tensions et un paysage sécuritaire gravement détérioré.
Alors que Washington cherche à relancer les négociations entre Kinshasa et Kigali, l’une des premières tâches annoncées pour le nouveau chef de la Monusco sera de lancer le mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu prévu par l’accord signé à Doha le 15 novembre 2025.
La mission onusienne a par ailleurs sollicité des moyens supplémentaires auprès du Conseil de sécurité le 29 mars 2026, estimant nécessaire un renforcement des ressources pour exécuter le mandat qui lui a été reconduit en décembre 2025.
Priorité à la réouverture des aéroports et à la liberté de mouvement des Casques bleus
La situation dans l’est du pays complique fortement ces objectifs : l’activisme du mouvement M23 dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu reste une source majeure d’instabilité, tandis que l’implantation croissante de groupes jihadistes affiliés à la branche Afrique centrale de l’État islamique en Ituri alourdit encore le tableau sécuritaire.
Parmi les impératifs définis pour ses premières semaines, James Swan cherchera à obtenir la remise en service des aéroports stratégiques des deux Kivu et à faire respecter, sur ces axes, la liberté de circulation des forces de l’ONU — des conditions jugées indispensables à la mise en œuvre effective des opérations de stabilisation.



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