Plateforme Kick visée par une information judiciaire liée à la mort de Jean Pormanove

Mardi 27 janvier, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire visant la plateforme de diffusion en direct Kick et ses dirigeants, après le décès en direct d’un streamer survenu en août 2025. Des mandats d’arrêt ont été requis contre les gérants, que le ministère public affirme avoir convoqués à Paris sans obtenir leur comparution.

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Le ministère public a indiqué avoir lancé les procédures formelles de convocation à l’encontre des responsables de la plateforme. Face à leur absence lors des convocations, le parquet a demandé au juge d’instruction la délivrance de mandats d’arrêt, mesure visant à permettre la mise en examen et, le cas échéant, l’exécution d’éventuelles décisions coercitives.

Une source proche du dossier précise que les personnes mises en cause se trouveraient en Australie, circonstance qui pourrait compliquer les suites procédurales et imposer des recours aux mécanismes de coopération judiciaire internationale entre la France et les autorités australiennes. La mort du streamer, intervenue lors d’une diffusion en direct en août 2025, constitue le fait déclencheur de l’enquête.

Procédure judiciaire et implications pratiques

L’ouverture d’une information judiciaire implique la saisine d’un juge d’instruction chargé d’enquêter avec des pouvoirs d’investigation élargis : audition de témoins, perquisitions, saisies et commission rogatoire internationale si nécessaire. Le parquet de Paris, compétent pour les dossiers sensibles et de grande ampleur, a donc transféré le dossier dans un cadre permettant ces investigations approfondies.

La délivrance de mandats d’arrêt après une convocation infructueuse est une étape prévue par le droit pénal français pour contraindre la présentation des personnes mises en cause. Lorsqu’il est établi que les intéressés se trouvent à l’étranger, l’exécution de tels mandats suppose des démarches diplomatiques et judiciaires : demandes d’entraide, transmission de pièces aux juridictions étrangères et, selon les cas, des procédures d’extradition ou d’exécution à distance.

Le fait que les dirigeants ciblés soient localisés en Australie oblige les autorités françaises à mobiliser des instruments de coopération internationale. Ces démarches peuvent comporter des échanges formalisés entre parquets et juges, des notifications des actes judiciaires à l’étranger et l’utilisation de conventions bilatérales ou multilatérales applicables entre la France et l’État concerné.

Sur le plan opérationnel, les investigations devront établir les circonstances précises du décès survenu pendant la diffusion, déterminer les responsabilités éventuelles et rassembler les éléments techniques et testimoniaux utiles à l’instruction. Les enquêteurs pourront s’appuyer sur l’analyse des enregistrements, des logs de la plateforme et sur les auditions des personnes présentes et des proches de la victime. Selon le ministère public, les mandats d’arrêt ont été requis après l’absence des gérants à leur convocation.

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