Nigeria : les producteurs deviennent responsables de leurs déchets plastiques

Le Nigeria met en œuvre son règlement 2026 sur les déchets plastiques, qui étend la responsabilité aux producteurs, importateurs et marques. Le pays estime générer au moins 2,5 millions de tonnes de déchets plastiques par an.

ENVIRONNEMENT
Des bouteilles en plastqiues vide
@: Dimanche-sans-chasse
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Le Nigeria met en œuvre son nouveau cadre national de contrôle des déchets plastiques, qui étend la responsabilité aux producteurs, importateurs, propriétaires de marques et autres acteurs de la chaîne. Le dispositif vise à faire supporter une plus grande part de la collecte et de la gestion des déchets par ceux qui mettent les produits plastiques sur le marché.

Le règlement national sur le contrôle des déchets plastiques de 2026 renforce le principe de responsabilité élargie du producteur. Les entreprises concernées doivent s’inscrire dans des dispositifs de responsabilité des producteurs et participer à la récupération, au recyclage ou à la gestion des emballages après leur utilisation.

Le texte encadre aussi certains sacs plastiques de faible épaisseur et fixe une trajectoire pour les emballages en PET à usage unique. La part minimale de PET recyclé de qualité alimentaire doit atteindre 25 % à partir du 1er janvier 2028, puis 50 % à partir du 1er janvier 2030.

Cette réglementation ne constitue toutefois pas une interdiction générale immédiate des plastiques à usage unique. Les autorités ont notamment précisé que les dispositions sur l’épaisseur concernent certaines catégories de sacs de transport et que la transition pour les opérateurs sera progressive.

2,5 millions de tonnes de déchets plastiques par an

Le Nigeria estime produire au moins 2,5 millions de tonnes de déchets plastiques chaque année. Une partie importante échappe encore aux circuits formels de collecte et de recyclage, alimentant les dépôts sauvages, l’obstruction des caniveaux et la pollution des cours d’eau. À Lagos, la crise de la gestion des déchets illustre déjà la pression exercée sur les infrastructures urbaines.

Le règlement doit également renforcer le registre des producteurs, le suivi des flux de déchets et la structuration d’une économie circulaire capable de soutenir la collecte et le recyclage à plus grande échelle.

Les manquements peuvent exposer les opérateurs à des sanctions financières et, selon la nature de l’infraction, à d’autres poursuites prévues par le cadre environnemental. Des périodes de mise en conformité sont prévues pour permettre aux entreprises d’obtenir les autorisations et enregistrements requis.

Le calendrier progressif doit aussi éviter une rupture brutale pour les ménages et les petits opérateurs, notamment dans le secteur de l’eau conditionnée. Les autorités disent vouloir réduire la pollution plastique tout en laissant aux producteurs le temps d’adapter leurs emballages et leurs chaînes de récupération.

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