Netanyahu juge une élection maintenant une erreur et est menacé de perdre sa majorité

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a déclaré mardi soir 27 janvier que l’organisation d’élections immédiates constituerait « une erreur », alors que son gouvernement est exposé au risque de perdre sa majorité si le projet de loi de finances n’est pas adopté d’ici au 31 mars. Lors d’une conférence de presse, le chef du gouvernement a souligné l’importance de préserver la stabilité politique à court terme et a appelé ses partenaires de coalition à la prudence.

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Interrogé sur la possibilité d’un échec à faire voter la loi de finances — scénario qui entraînerait la convocation d’élections anticipées — M. Netanyahu a admis être « bien sûr inquiet » et a qualifié la situation de « très délicate ». Le Premier ministre a ainsi reconnu publiquement les difficultés auxquelles fait face sa majorité parlementaire, tout en mettant l’accent sur la nécessité d’éviter une fragmentation politique immédiate.

Lors de la même intervention, Benjamin Netanyahu a réitéré son opposition à des élections dans l’immédiat, indiquant qu’il envisageait plutôt d’en organiser « plus tard cette année ». Il a demandé à ses alliés de se comporter « de manière sensée », alors que la Knesset se trouve sous la contrainte d’un calendrier budgétaire strict et que la législature doit normalement prendre fin en novembre.

Les enjeux du calendrier budgétaire pour la coalition

En Israël, le non-vote du budget avant la date butoir du 31 mars est généralement synonyme de dissolution du Parlement et de convocation de scrutins anticipés. Cette règle place d’autant plus de pression sur les formations de la coalition au pouvoir, qui doivent parvenir à des compromis sur le contenu et les montants alloués avant l’échéance pour préserver leur continuité au pouvoir.

Pour Netanyahu, la manœuvre consiste à concilier des demandes divergentes au sein d’une majorité souvent hétérogène, tout en évitant un affrontement public susceptible d’accélérer la tenue de nouvelles élections. Le Premier ministre a explicitement demandé à ses partenaires de limiter les tensions et de privilégier des négociations internes afin d’assurer l’adoption du texte budgétaire dans les délais impartis.

Les déclarations de mardi soir interviennent dans un contexte politique tendu, où la majorité de Netanyahu est perçue comme vulnérable face à des enjeux financiers et législatifs. Si la loi de finances venait à être rejetée ou reportée au-delà du délai légal, la procédure constitutionnelle conduirait mécaniquement à l’organisation d’élections anticipées, privant le gouvernement actuel de davantage de marge de manœuvre.

À la conférence de presse, le Premier ministre a insisté : « La dernière chose dont nous avons besoin en ce moment, ce sont des élections », et a précisé vouloir les tenir plus tard dans l’année mais a averti que les tenir maintenant serait une

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