Netanyahu exclut la création d’un État palestinien à Gaza
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a affirmé mardi soir 27 janvier qu’Israël n’accepterait pas la création d’un État palestinien, excluant explicitement une souveraineté palestinienne à Gaza, et a déclaré que son pays conserverait le « contrôle sécuritaire » sur la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. « J’entends dire que j’autoriserais la création d’un État palestinien à Gaza. Cela n’a pas eu lieu et cela n’arrivera pas », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

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Lors de la même intervention, M. Netanyahu a insisté : « Aujourd’hui comme demain, nous ne le permettrons pas », et a assuré qu’« Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l’ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer ». Ces formules réaffirment une position publique déjà exprimée à plusieurs reprises par le chef du gouvernement sur la souveraineté et les exigences de sécurité d’Israël.
Le Premier ministre a par ailleurs dit se féliciter d’avoir, selon lui, « empêché à maintes reprises la création d’un État palestinien ». Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions politiques et sécuritaires entre Israël et les autorités palestiniennes, ainsi que dans la foulée de débats internationaux sur l’avenir du processus de paix au Proche-Orient.
Contexte historique et diplomatique
La question de la création d’un État palestinien oppose depuis des décennies positions israéliennes, revendications palestiniennes et prises de position internationales. En 2005, Israël a procédé à son retrait unilatéral de Gaza, en évacuant colons et forces militaires ; depuis 2007, la bande de Gaza est dirigée par le mouvement Hamas tandis que l’État israélien et l’Égypte maintiennent des contrôles stricts aux frontières et un blocus maritime et terrestre.
En Cisjordanie, la gouvernance est marquée par les accords d’Oslo, qui ont institué une division administrative et sécuritaire en zones A, B et C, laissant à Israël des responsabilités importantes en matière de sécurité dans certaines zones. La communauté internationale, par l’intermédiaire des Nations unies et d’organisations régionales, considère la Cisjordanie et Gaza comme territoires occupés et a multiplié les appels en faveur d’une solution négociée entre Israël et les Palestiniens.
Depuis des années, l’ONU, l’Union européenne et la plupart des pays occidentaux soutiennent officiellement une solution à deux États, posant la création d’un État palestinien aux côtés d’Israël comme cadre d’une paix durable. Les positions publiques défendues par Benjamin Netanyahu s’inscrivent dans le débat politique interne israélien sur la sécurité, la souveraineté et les frontières, et reflètent des lignes de fracture persistantes entre les différentes parties concernées

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