Mauritanie : l’IRA dénonce l’arrestation de ses membres après la révélation d’un cas d’esclavage

En Mauritanie, l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) affirme subir une vague de répression après l’arrestation, la semaine du 21 février 2026, de six de ses militants ainsi que de deux personnes présentées comme des lanceuses d’alerte. Ces interpellations font suite à la publication, début février 2026, d’informations que le mouvement qualifie de révélation d’un « nouveau » dossier d’esclavage.

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Mauritanie: l’ONG abolitionniste IRA dénonce l’arrestation de ses membres après la révélation d’un cas d’esclavage
Mauritanie: l’ONG abolitionniste IRA dénonce l’arrestation de ses membres après la révélation d’un cas d’esclavage
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SOMMAIRE

Organisation de longue date dans le combat pour l’éradication de l’esclavage, l’IRA dénonce une stratégie systématique visant selon elle à étouffer ses enquêtes et à intimider ses membres. Les responsables du mouvement parlent d’une persécution ciblée qui viserait à décourager les signalements et les actions de sensibilisation sur ce sujet sensible.

Les faits rapportés commencent, d’après les éléments diffusés par le mouvement, avec la mise au jour début février 2026 d’allégations d’asservissement. Moins d’une semaine après ces révélations, les forces de l’ordre auraient procédé à une série d’arrestations touchant aussi bien des militants que des personnes à l’origine des signalements, ce qui a provoqué une vive réaction de l’IRA.

Du côté des instances judiciaires mauritaniennes, la lecture est différente : les autorités insistent sur le caractère légal de leurs interventions et affirment agir pour assurer le maintien de l’ordre public et l’application de la loi. Les magistrats mettent en avant la nécessité de préserver la sécurité et d’éviter, selon eux, toute déstabilisation.

Tensions et incertitudes autour des suites judiciaires

Ces événements relancent des interrogations sur la manière dont sont traités en Mauritanie les dossiers liés à l’esclavage et à la dénonciation publique de pratiques illégales. Observateurs et acteurs locaux notent que l’arrestation de lanceuses d’alerte peut dissuader d’autres témoins de se manifester, compliquant ainsi la recherche de la vérité dans des affaires potentiellement délicates.

Pour l’heure, les contours exacts des procédures ouvertes et le calendrier des auditions restent flous. L’IRA appelle, selon ses communiqués, à une clarification rapide des motifs des interpellations et à la transparence des investigations, tandis que la justice rappelle son rôle de garant de l’ordre et de l’application des textes en vigueur.

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