L’Iran considérera comme hostiles les pays voisins dont le territoire sert à des frappes
L’Iran a averti mardi 27 janvier que tout pays voisin dont le sol, l’espace aérien ou les eaux seraient employés pour des frappes contre la République islamique serait considéré comme « hostile », a déclaré un haut responsable des forces navales des Gardiens de la Révolution, selon l’agence de presse iranienne Fars. Mohammad Akbarzadeh a précisé que, dans ce cas, Téhéran se réservait le droit d’intervenir, jusqu’à menacer de fermer le détroit d’Ormuz, un axe maritime crucial pour le transport énergétique.

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Mohammad Akbarzadeh, identifié par Fars comme un cadre dirigeant de la marine des Gardiens de la Révolution (IRGC), a déclaré que ce message avait été transmis aux gouvernements de la région. Dans ses propos, il a souligné que l’Iran réagirait si des installations ou des moyens situés en dehors de ses frontières étaient mis à contribution pour des attaques visant son territoire. Il a explicitement évoqué la possibilité d’entraver le trafic dans le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique reliant le golfe Persique au golfe d’Oman.
Le responsable a également adressé un avertissement direct à Washington et à leurs partenaires, estimant que ces puissances devraient tenir compte du lien entre la sécurité de leur approvisionnement énergétique et la sûreté de ce passage maritime. « Si la sécurité de leur alimentation, énergie et commerce a été assurée par ce passage (…) nous pouvons transformer cette même sécurité en insécurité », a-t-il déclaré, selon la transcription diffusée par Fars.
Enjeux géostratégiques et contexte régional
Le détroit d’Ormuz est reconnu internationalement comme un point de passage essentiel pour les exportations d’hydrocarbures des États du Golfe. Il relie les principaux ports pétroliers de la péninsule arabique aux routes maritimes menant vers l’océan Indien et au-delà. La vulnérabilité opérationnelle de ce couloir maritime en fait un élément central des calculs militaires et diplomatiques dans la région.
Les Gardiens de la Révolution, force militaire influente en Iran, ont à plusieurs reprises fait preuve d’un discours ferme sur la défense des intérêts nationaux et revendiqué la capacité d’intervenir en mer. Les déclarations d’Akbarzadeh s’inscrivent dans une série d’avertissements et de démonstrations de force qui ont ponctué les relations entre Téhéran, les pays riverains et les puissances occidentales ces dernières années.
Les autorités iraniennes utilisent régulièrement des canaux officiels comme l’agence Fars pour diffuser des messages à portée régionale et internationale. Le choix d’évoquer expressément la fermeture du détroit d’Ormuz ressortit à la fois à une stratégie de dissuasion et à un signal adressé aux acteurs susceptibles d’envisager des frappes impliquant des territoires voisins.
Les éléments publiés le 27 janvier par Fars reprennent textuellement l’avertissement : « Ce message a été transmis » aux pays de la région, a indiqué Mohammad Akbarzadeh, menaçant en cas d’attaque de bloquer le détroit d’Ormuz, passage clé pour le transport énergétique. « Washington et ses alliés devraient savoir que si la sécurité de leur alimentation, énergie et commerce a été assurée par ce passage (…) nous pouvons transformer cette même sécurité en insécurité »

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