L’Iran accepte de ne pas stocker d’uranium enrichi, percée dans les négociations avec les États-Unis
Le ministère omanais des Affaires étrangères a annoncé, le 27 février 2026, qu’un accord majeur aurait été trouvé entre Téhéran et Washington : l’Iran se serait engagé à ne pas conserver de réserves d’uranium enrichi, a déclaré le chef de la diplomatie omanaise lors d’une interview à la chaîne américaine CBS. Les propos du ministre ont été présentés comme une avancée décisive dans les pourparlers menés par Oman entre les deux puissances.

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Interrogé sur l’émission Face the Nation, Badr bin Hamad al‑Busaidi a qualifié cette concession de « percée » et a insisté sur le caractère inédit de l’engagement : il a expliqué que l’enjeu n’était plus seulement l’enrichissement, mais désormais l’absence même de stockage d’un matériau susceptible d’être militarisé.
Selon l’émissaire omanais, l’accord prévoirait aussi la réduction et la transformation des stocks actuels vers des usages irréversibles — par exemple en les convertissant en combustible — et l’ouverture de sites à la vérification internationale afin d’empêcher toute reconstitution d’un stock utilisable à des fins militaires. Ces éléments ont été présentés comme des garanties complémentaires à la promesse de « zéro accumulation ».
Le ministre a en outre laissé entendre que, si ces engagements étaient bien mis en œuvre et contrôlés, un règlement final entre les États‑Unis et l’Iran deviendrait réaliste dans des délais rapprochés, tout en demandant du temps pour finaliser des détails techniques et des mécanismes de vérification.
Vérification, incertitudes et environnement diplomatique
Malgré ces annonces, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a souligné récemment son incapacité à fournir une image complète des stocks iraniens en raison d’un manque d’accès continu à certains sites, rappelant que l’ampleur et la composition des réserves restent, à ce stade, mal établies. Des rapports publics évoquent par ailleurs des quantités d’uranium enrichi portant jusqu’à des niveaux proches de 60 %, soulignant l’importance cruciale de contrôles transparents et réguliers.
Du côté américain, la Maison‑Blanche a fait part de réserves et le président a exprimé son mécontentement sur la vitesse des négociations, tandis que des rencontres techniques sont programmées pour approfondir les modalités — notamment à Vienne — et vérifier en pratique les modalités d’accès et de contrôle proposées par l’Iran et facilitée par le rôle médiateur d’Oman. Ces prochains rendez‑vous diplomatiques seront déterminants pour transformer les déclarations en engagements vérifiables.

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