L’intellect, nouveau « aphrodisiaque » du siècle

Sophie Marceau et Marlène Schiappa se sont publiquement revendiquées sapiosexuelles, un terme qui désigne l’attirance pour l’intelligence plutôt que pour le seul physique. Dans un contexte où les premières impressions sont souvent visuelles, cette préférence place la vivacité d’esprit, le sens de la répartie et la culture au centre du désir. Le phénomène, relayé par personnalités publiques et discussions en ligne, renvoie à une manière de séduire où le discours et l’échange prennent le pas sur l’apparence.

CéLéBRITé
121 vues
voici pourquoi l’intellect est devenu le nouvel “aphrodisiaque” du siècle
voici pourquoi l’intellect est devenu le nouvel “aphrodisiaque” du siècle
3 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

Pour expliquer cette orientation de l’attraction, la coach et coordinatrice d’intimité Céline Tran insiste sur la notion d’intelligence comprise au sens large. « Et oui, n’en déplaise à ceux et celles qui sont persuadés que le physique fait tout, on peut tomber amoureux d’un cerveau ! Car l’intelligence, ce n’est pas qu’une question de QI. C’est avant tout une vivacité d’esprit, un sens de la répartie, une capacité d’observation et d’analyse et… une forme d’humour. En somme, elle est ce qui permet de créer du lien, de surprendre, d’intriguer, de séduire. » Ces éléments — curiosité, humour, capacité d’analyse — deviennent, selon elle, des leviers de séduction puissants.

La terminologie mérite des précisions. Céline Tran rappelle que la sapiosexualité reste un néologisme sans statut scientifique établi et qu’il n’existe pas, à ce jour, de données statistiques robustes la mesurant. Ce n’est pas une orientation sexuelle au sens strict : on peut se déclarer sapiosexuel tout en étant hétérosexuel, homosexuel ou pansexuel. Il s’agit avant tout d’une préférence qui peut coexister avec d’autres critères d’attraction, dont l’apparence physique.

La sapiosexualité, quand le cerveau devient sexy

Dans l’univers des rencontres contemporaines et sur les réseaux sociaux, l’attrait pour le charisme intellectuel s’est affirmé comme une modalité de séduction. Selon Céline Tran, l’intelligence confère une aura particulière : la capacité à surprendre, à argumenter, à tenir une conversation stimulante installe une forme d’admiration et d’envie. Cette appréciation de l’esprit peut se traduire par une excitation liée au défi intellectuel ou à la complicité verbale.

La coach évoque aussi le parallèle avec le fantasme de l’uniforme : certains attributs vestimentaires (blouse de médecin, tenue de pompier, uniforme judiciaire…) renvoient à un statut et à une autorité qui rendent la personne « haute » et parfois inaccessible, ce qui peut accroître son pouvoir d’attraction. L’intelligence, dans ce schéma, joue un rôle analogue en instaurant un rapport de fascination lié au savoir ou à la compétence.

Céline Tran, ancienne actrice X, souligne par ailleurs que l’imagerie populaire exploite parfois l’opposé de la sapiosexualité : des scénarios où la naïveté ou la crédulité d’un personnage servent à flatter un sentiment de supériorité et de virilité. Elle précise que ces stéréotypes relèvent du divertissement et du second degré dans certains registres audiovisuels.

Le cinéma et la télévision offrent des figures incarnant cette attirance pour l’esprit : des personnages masculins comme Sherlock Holmes ou le Dr House sont souvent cités, tout comme des héroïnes dont l’intelligence prévaut sur l’esthétique, à l’image de Dana Scully (X-Files) ou de Beth Harmon (The Queen’s Gambit).

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
00:56 RDC : Stervos Niarcos, pape de la Sape, célébré à Kinshasa 31 ans après sa mort