Les relations commerciales États‑Unis/Canada ne sont plus basées sur des règles, dit le gouverneur de la Banque du Canada
Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a déclaré mercredi 28 janvier que « l’époque du commerce ouvert et fondé sur des règles avec les États‑Unis est révolue », une observation faite lors d’une annonce monétaire au cours de laquelle la banque a maintenu son taux directeur à 2,25 %. Ces propos interviennent quelques jours après l’allocution très suivie du Premier ministre Mark Carney au Forum économique mondial, où il a décrit un « ordre mondial fracturé » et invité les pays moyennement puissants à repenser leurs stratégies commerciales. ([enca.com](https://www.enca.com/news/rules-based-trade-us-over-canada-central-bank-head?utm_source=openai))

SOMMAIRE
Macklem a lié son diagnostic aux politiques commerciales « imprévisibles » observées à Washington et a souligné que cette incertitude complique significativement les prévisions économiques du Canada. Lors de la conférence de presse, il a mis en garde contre les effets des tarifs sectoriels et des menaces protectionnistes qui pèsent sur la croissance canadienne, notamment dans les industries automobiles, de l’acier, de l’aluminium et du bois d’œuvre. ([uk.finance.yahoo.com](https://uk.finance.yahoo.com/news/rules-based-trade-us-over-170047681.html/?utm_source=openai))
La déclaration du gouverneur fait écho au message du Premier ministre Mark Carney, prononcé à Davos la semaine précédente, où il a affirmé que « la vieille ordre ne reviendra pas » et que « la nostalgie n’est pas une stratégie ». Selon le bureau du Premier ministre, Carney a plaidé pour une diversification des partenariats commerciaux et une politique étrangère « principielle et pragmatique » afin de réduire la vulnérabilité du pays aux pressions extérieures. ([weforum.org](https://www.weforum.org/stories/2026/01/davos-2026-special-address-by-mark-carney-prime-minister-of-canada/?utm_source=openai))
Risques économiques et implications pour les échanges canado‑américains
Les autorités monétaires canadiennes pointent plusieurs voies par lesquelles les décisions américaines peuvent impacter l’économie nationale : modifications unilatérales des droits de douane, utilisation des infrastructures financières comme levier politique et menaces sur les chaînes d’approvisionnement transfrontalières. Macklem a déclaré que, malgré le maintien du pacte commercial nord‑américain (l’USMCA), le processus de révision à venir constitue un risque important pour le commerce bilatéral. ([enca.com](https://www.enca.com/news/rules-based-trade-us-over-canada-central-bank-head?utm_source=openai))
Les chiffres cités par les analystes et les autorités montrent que la dépendance commerciale du Canada vis‑à‑vis des États‑Unis reste élevée : une large part des exportations canadiennes est dirigée vers le marché américain, rendant le pays particulièrement exposé en cas de brusques changements de politique à Washington. Macklem a également exprimé des inquiétudes quant à l’indépendance de la Réserve fédérale américaine, estimant que toute ingérence politique dans la conduite de la politique monétaire américaine aurait des répercussions globales, y compris pour l’économie canadienne. ([enca.com](https://www.enca.com/news/rules-based-trade-us-over-canada-central-bank-head?utm_source=openai))
Sur le plan sectoriel, les droits de douane et les mesures protectionnistes évoquées ont déjà affecté des segments clés tels que l’automobile, l’acier, l’aluminium et le bois, selon les déclarations publiques et les analyses économiques publiées après l’annonce de la Banque du Canada. Les responsables ont insisté sur le fait que, tant que la conjoncture politique américaine restera caractérisée par des décisions imprévisibles, la visibilité pour les entreprises et les décideurs canadiens restera réduite. ([enca.com](https://www.enca.com/news/rules-based-trade-us-over-canada-central-bank-head?utm_source=openai))
La Banque du Canada a pour l’instant choisi de maintenir son taux directeur à 2,25 % afin de prendre en compte ces risques externes et l’incertitude persistante sur les perspectives de croissance, en rappelant que la situation internationale observée en janvier a multiplié les facteurs de risque à court et moyen terme. ([enca.com](https://www.enca.com/news/rules-based-trade-us-over-canada-central-bank-head?utm_source=openai))

Commentaires