Laurent Delahousse rassure : il ne quittera pas le JT de France 2 demain
Ce lundi 2 février 2026, Laurent Delahousse était entendu à l’Assemblée nationale par la commission d’enquête dédiée à la neutralité et au financement de l’audiovisuel public. L’audition, qui a suivi celle de Léa Salamé le matin, a porté sur son exercice du journalisme, son rapport aux personnalités politiques et ses déclarations sur la durée de sa présence à la tête du 20 Heures le week-end.

SOMMAIRE
Journaliste installé depuis dix-huit ans à l’antenne, Delahousse a décrit devant les députés sa manière de travailler et la relation qu’il entretient avec le public. Il a rappelé qu’il reçoit régulièrement des critiques contradictoires lui reprochant tantôt d’être « trop à gauche », tantôt « trop à droite », ou encore d’être soit trop sévère, soit trop complaisant avec certains invités. Il a dit faire de ces appréciations un élément central de son exercice professionnel.
Interrogé sur son ton et sa posture face aux responsables politiques, le présentateur a défendu une ligne de conduite fondée sur la rigueur. Il a assuré ne pas entretenir de liens privilégiés avec les chefs d’État successifs et a insisté sur le caractère autonome de son travail éditorial: « je le fais avec rigueur, jamais de complaisance, jamais de concessions », a-t-il affirmé lors de son audition.
Déclarations sur son avenir au 20 Heures et objectif de la commission
Plusieurs députés ont posé la question de son maintien au poste du 20 Heures. Sur ce point, Laurent Delahousse a tenu des propos nuancés: il a d’abord ironisé sur l’idée qu’on souhaitait son départ immédiat, puis a indiqué qu’il ne comptait pas rester indéfiniment. Selon ses propos rapportés lors de l’audition, il n’envisage pas de prolonger sa présence à l’antenne « encore dix-huit ans » et a laissé entendre qu’un changement d’exercice pourrait intervenir « dans les années à venir » ou « peut-être dans les mois à venir ».
La commission parlementaire entendait aussi recueillir des éléments sur les pratiques internes de France Télévisions. Parmi les objectifs précisés pendant les auditions figure la compréhension de la manière dont les journalistes et les rédactions veillent au respect des principes de neutralité et d’indépendance de l’information, ainsi que la transparence sur les modalités de financement du service public audiovisuel.
Outre Laurent Delahousse, la journée d’auditions a vu défiler plusieurs personnalités de la chaîne. Léa Salamé a été entendue le matin; d’autres salariés de France Télévisions ont également comparu devant les députés pour détailler leurs méthodes éditoriales, leurs règles internes et la gouvernance de la rédaction.
Au cours de son intervention, Delahousse a réaffirmé sa posture professionnelle et son attachement à une pratique journalistique qu’il décrit comme exigeante. Il a répété qu’il n’avait jamais eu de relation privilégiée avec un responsable politique et a expliqué que son ton distinct vis-à-vis de certains confrères s’inscrivait dans une volonté de rigueur au service de l’information.
Les auditions se sont tenues dans le cadre des travaux parlementaires portant sur la neutralité et le financement de l’audiovisuel public, visant à éclairer les députés sur les pratiques et les responsabilités éditoriales au sein de France Télévisions.

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