La présidente du Mexique affirme que le pays restera solidaire de Cuba

La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a démenti mardi 27 janvier que son gouvernement ait suspendu les envois de pétrole vers Cuba, affirmant au contraire que le pays « continuera d’être solidaire » de l’île. Cette réaction intervient alors que des médias avaient annoncé une interruption des livraisons mexicaines, dans un contexte de crise énergétique profonde à Cuba et de blocage par les États-Unis des expéditions de pétrole en provenance du Venezuela.

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En réponse aux journalistes, la cheffe de l’État a rappelé que la décision du Mexique de vendre ou de fournir, à des fins humanitaires, des hydrocarbures à Cuba est une prérogative souveraine ancrée depuis « de nombreuses années ». Sheinbaum, issue de la gauche mexicaine, a ainsi nié toute pression extérieure — notamment de Washington — visant à contraindre Mexico à mettre fin à ces livraisons.

La compagnie pétrolière publique Pétroleos Mexicanos (Pemex) figure au cœur de ce dossier : selon les informations disponibles, elle assure l’acheminement d’hydrocarbures vers l’île. Toutefois, face à l’emballement médiatique et aux interrogations internationales, la société d’État est restée prudente dans ses communications.

Contexte geopolitique et réactions publiques

Cuba fait face depuis plusieurs mois à des coupures d’électricité et à des difficultés d’approvisionnement énergétique qui ont alimenté la controverse autour des sources de carburant. Le blocage des importations de pétrole vénézuélien par les autorités américaines a accentué la vulnérabilité de l’île et reconfiguré les flux régionaux d’approvisionnement, plaçant le Mexique et Pemex sous les projecteurs.

Interrogée sur d’éventuelles pressions des États-Unis, Claudia Sheinbaum a insisté sur le principe de souveraineté : la décision de fournir du pétrole pour des raisons humanitaires, a-t-elle expliqué, relève du gouvernement mexicain et s’inscrit dans une pratique qui dépasse l’actualité politique immédiate. Son intervention visait à mettre fin aux rumeurs d’un revirement de politique étrangère attribué à des pressions extérieures.

Sur le plan international, la communication du président américain Donald Trump a également alimenté la polémique : sur le réseau Truth Social, il avait affirmé qu’« il n’y aura plus de pétrole ni d’argent pour Cuba ! », une déclaration relayée par plusieurs organes de presse et qui a contribué à la spéculation sur l’avenir des livraisons.

Malgré les déclarations présidentielles et l’affirmation publique de solidarité de Mexico, Pemex a gardé une posture discrète et, interrogée par l’AFP, a refusé de confirmer si les livraisons à Cuba allaient se poursuivre.

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