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Kenya : rapatriement envisagé de 500 000 ressortissants installés dans les pays du Golfe

Le ministère kenyan des Affaires étrangères a sollicité, le jeudi 19 mars, l’autorisation parlementaire pour débloquer 400 millions de shillings afin d’organiser le retour au pays de ressortissants bloqués dans les États du Golfe et en Iran, en raison du conflit qui embrase le Moyen-Orient. Cette enveloppe représente un peu plus de deux millions et demi d’euros selon les conversions usuelles.

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Le Kenya envisage de rapatrier ses 500 000 ressortissants installés dans les pays du Golfe
<span>Pour rapatrier ses ressortissants bloqués dans les pays du Golfe à cause de la guerre au Moyen-Orient, Nairobi compte notamment sur la compagnie nationale Kenya Airways qui a repris ses vols avec Dubaï.</span> <span>REUTERS - Thomas Mukoya</span>
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Les autorités de Nairobi estiment que près d’un demi-million de Kenyans se trouvent actuellement dans la région, résultat d’années de politique d’exportation de main-d’œuvre vers le Golfe. Nombre d’entre eux travaillent comme chauffeurs, ouvriers ou employés de maison, ce qui rend le rapatriement collectif particulièrement complexe à mettre en œuvre.

Parmi les cas rapportés figurent des personnes qui décrivent, souvent via les réseaux sociaux, la violence qu’elles observent depuis les pays d’accueil. Wafula, un Kenyan installé au Qatar, publie par exemple des vidéos des bombardements qu’il voit depuis son domicile, illustrant le sentiment d’impuissance de nombreux expatriés.

Helen Gichuhi, troisième personnalité du ministère, précise que les opérations sur le terrain sont déjà engagées : « Nous suivons actuellement 15 ressortissants — dont cinq enfants — en Iran ; ils se déplacent par voie terrestre pour rejoindre un aéroport en Turquie avant de prendre un vol vers le Kenya », explique-t-elle, soulignant la difficulté logistique de ces trajets.

Un dispositif scruté pour son coût

L’ampleur financière de l’opération suscite l’irritation de l’opposition. Pour le député Yussuf Hassan Abdi, les moyens requis dépassent les capacités du pays : selon lui, si des pays comme les États-Unis n’ont pas procédé à des rapatriements massifs, le Kenya ne pourrait pas non plus se le permettre.

Du côté du ministère, on admet la facture élevée et on a défini des critères de priorité pour les retours : en première ligne, les enfants, leurs proches et les personnes souffrant de problèmes de santé. Les responsables misent aussi sur la compagnie nationale, Kenya Airways, qui a annoncé au début du mois la programmation de plusieurs vols à destination de Dubaï pour faciliter ces rapatriements.

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