Kenya : l’incendie du mont Kenya contenu à 85 % après une semaine
Les autorités kényanes disent avoir contenu 85 % de l’incendie qui brûle les landes du mont Kenya depuis le 1er septembre. Le gouvernement évoque plus de 3 000 hectares touchés, tandis que Rhino Ark estime à environ 8 700 hectares la surface brûlée.


Les autorités kényanes affirment avoir contenu à 85 % l’incendie qui brûle les landes du mont Kenya depuis le 1er septembre. Les opérations se poursuivent sur les points chauds du massif, où les équipes cherchent encore à empêcher de nouvelles reprises du feu.
La ministre de l’Environnement, du Changement climatique et des Forêts, Deborah Barasa, a indiqué mardi 8 septembre que plus de 3 000 hectares avaient été touchés, principalement dans les landes d’altitude. Elle a présenté cet incendie comme le plus important des cinq départs de feu enregistrés dans la forêt depuis le 12 août.
L’ampleur exacte des surfaces brûlées reste toutefois évaluée différemment selon les acteurs engagés sur le terrain. Rhino Ark Charitable Trust estimait au 6 septembre qu’environ 8 700 hectares de landes avaient brûlé. L’organisation situe le départ du feu près de Rutundu Lodge et indique que le front nord a été maîtrisé, tandis que les efforts se sont concentrés sur la partie sud du massif.
Plus de 400 personnes ont été mobilisées dans la lutte contre l’incendie, selon les autorités, dont environ 144 militaires des Kenya Defence Forces et 100 agents du Kenya Forest Service. Le Kenya Wildlife Service, des organisations de conservation et des communautés locales participent également aux opérations, avec un appui aérien pour la reconnaissance des zones affectées.
Aucun décès humain n’avait été signalé mardi. La ministre a indiqué que la plupart des animaux avaient pu s’éloigner des zones touchées et qu’aucune perte importante de grande faune n’avait été recensée. Le mont Kenya constitue à la fois un réservoir majeur de biodiversité et un château d’eau essentiel pour les populations et les activités agricoles de la région.
Les autorités attribuent la propagation rapide des flammes à une végétation dense et très sèche, aux plantes invasives et aux vents forts. Une enquête est en cours pour déterminer l’origine des différents départs de feu. Le gouvernement envisage aussi de renforcer les accès aux zones de haute altitude et les moyens de déploiement rapide des équipes de lutte.
Mardi, le Kenya Forest Service poursuivait la cartographie des foyers et les opérations de surveillance pour éviter toute reprise dans les secteurs déjà maîtrisés. Les autorités n’avaient pas encore annoncé la cause de l’incendie déclaré le 1er septembre.



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