Jordan Bardella montre une photo de Gabriel Attal sur CNews

Gabriel Attal se retrouve pris dans la polémique depuis son appel, en 2024 sur France Inter, à constituer un « barrage républicain » contre le Rassemblement national en appelant au second tour à voter parfois pour La France insoumise (LFI). Cette prise de position refait surface après des déclarations publiques et des confrontations médiatiques impliquant Gérald Darmanin et Jordan Bardella sur CNews, alors que la mort du militant nationaliste Quentin Deranque et la dissolution en 2025 de la Jaune Garde alimentent les débats sur la responsabilité politique et les clivages dans l’espace public.

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"Regardez, j'ai amené cette photo..."
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SOMMAIRE

Lors de son intervention radiophonique en 2024, l’ancien Premier ministre avait explicitement plaidé pour empêcher une majorité absolue du RN, allant jusqu’à préconiser de ne pas exclure de glisser un bulletin pour LFI afin de contrer l’extrême droite. Attal a précisé par la suite que son objectif était de « priver le RN de la majorité absolue » et de « se battre » pour que le pouvoir reste réparti au sein du Parlement plutôt que concentré dans un gouvernement d’extrême droite, déclarations qu’il a tenues sur les ondes.

La posture d’Attal a suscité des critiques et a été mobilisée par ses opposants. La cote de LFI a, selon les éléments rendus publics, été affectée après la mort de Quentin Deranque et la mise en cause, présumée, de militants de la Jaune Garde — une association antifasciste dissoute en 2025 et décrite comme proche de LFI — dans des faits de violence. Ces éléments ont servi à épingler Attal comme un acteur ayant encouragé, selon ses détracteurs, un report de voix vers LFI au détriment d’autres options politiques. Sur CNews, le 16 février, Gérald Darmanin a commenté la situation en déclarant : « Je n’ai jamais appelé à voter LFI contre quiconque. »

Jordan Bardella réactive l’affaire sur le plateau de CNews

Le mercredi 18 février 2026, Jordan Bardella est revenu sur ces prises de position lors d’une interview sur CNews animée par Laurence Ferrari. Le président du Rassemblement national a présenté une photographie d’un Attal dans les locaux de France Inter pour remettre en contexte l’appel de 2024 et rappeler les propos tenus à l’époque.

Sur le plateau, Bardella a accusé Gabriel Attal et ses alliés d’avoir « une responsabilité dans ce climat de violence » en invitant à voter pour LFI au second tour, estimant que l’élection de députés insoumis multipliait des « propos outranciers » contre « la France, la République, la police » et les personnes ne partageant pas ces idées. Il a ainsi relié l’appel au vote à une montée, selon lui, de tensions et d’actes violents.

Jordan Bardella a ensuite exposé sa ligne politique en cas d’arrivée au pouvoir : il a annoncé vouloir « traiter ces milices d’extrême-gauche avec la fermeté nécessaire », les qualifier de « organisations terroristes » ou « organisations criminelles » et les dissoudre. Sur le même ton, il a averti en direct que ceux qui se livreraient à des actes de violence en politique « trouveront face à eux un État qui fera preuve de la plus grande fermeté », que ce soit dans la rue ou au sein des institutions.

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