Jack Lang : « Je n’ai pas à me justifier »

Les fichiers Jeffrey Epstein publiés fin janvier 2026 par le Department of Justice relancent les polémiques autour de personnalités citées dans ces documents : parmi elles, le nom de l’ancien ministre de la Culture Jack Lang apparaît à plusieurs reprises, suscitant une vague de réactions sur les réseaux sociaux et obligeant l’intéressé à répondre publiquement.

CéLéBRITé
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“Je n’ai pas à me justifier !”
“Je n’ai pas à me justifier !”
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Les documents rendus publics concernent les échanges et les éléments accumulés autour du réseau de Jeffrey Epstein, homme d’affaires mort en 2019 et point central d’un vaste dossier international de pédocriminalité. La diffusion de ces fichiers a mis en lumière des correspondances et des listings de noms. Outre des personnalités du show‑business comme Jay‑Z, plusieurs occurrences renvoient au nom de Jack Lang, ce qui a relancé des rumeurs anciennes déjà présentes dans le débat public depuis des décennies.

Contacté par l’AFP et dans plusieurs interviews, Jack Lang a nié catégoriquement tout lien d’amitié ou de complicité avec Jeffrey Epstein, déclarant connaître le défunt sans entretenir de relations qui justifieraient ces accusations. Face à l’ampleur des publications et aux questions des journalistes, l’ex‑ministre a répété qu’il n’avait « pas à se justifier » et a rejeté les amalgames.

Dossiers Epstein : rappel des précédents et réactions publiques

Le nom de Jack Lang a déjà été associé, au fil des années, à plusieurs affaires et rumeurs touchant à des allegations de mœurs. En 1982, il est mentionné dans le cadre de l’affaire dite du Coral, relative à des accusations d’abus sexuels sur des personnes handicapées : il a été écarté de l’enquête. Dans les années suivantes, d’autres éléments sont remontés dans le débat public sans déboucher sur des poursuites judiciaires le concernant.

En 1988, selon des déclarations rapportées de l’ancien directeur des Renseignements Généraux Yves Bertrand, des écoutes auraient fait apparaître les noms de Jack Lang et de son épouse Monique dans des dossiers liés à l’affaire de Rosella Hightower. Ces affirmations ont alimenté des rumeurs mais n’ont pas conduit à des mises en examen.

Des polémiques autour de voyages au Maroc impliquant des allégations de mœurs impliquant de jeunes garçons ont été évoquées en 2000 puis en 2011. Là encore, la justice n’a pas engagé de poursuites contre l’ancien ministre. Fin novembre 2011, Jack Lang a été entendu par la Brigade de Protection des Mineurs dans le cadre de l’examen de ces éléments ; la procédure a été classée sans suite.

En 2021, lors d’une interview sur Europe 1 avec la journaliste Sonia Mabrouk au sujet du mouvement #MeTooInceste, Jack Lang a pris position contre l’inceste et la pédophilie, qualifiant notamment l’affaire Olivier Duhamel d’« honte ». La journaliste a évoqué une tribune de 1977 cosignée par l’ex‑ministre dans Le Monde visant, selon elle, à « décriminaliser les rapports sexuels avec les jeunes ados » ; Jack Lang a qualifié cette prise de position d’époque comme « une connerie » et l’a imputée au climat culturel de mai 1968, en affirmant qu’il « combat et [a] combattu, en permanence, l’inceste, la pédophilie, cette violence sexuelle » et qu’il ne « fréquente pas ces milieux ».

La publication des fichiers Epstein a donc relancé des interrogations et des reprises médiatiques d’antécédents déjà connus, auxquelles Jack Lang a répondu par des démentis et des explications publiques.

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