Israël frappera l’Iran «avec une force jamais vue» en cas d’attaque
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a averti mardi soir que, si l’Iran procédait à une attaque contre Israël, Tel-Aviv riposterait « avec une force que l’Iran n’a encore jamais vue ». Cette déclaration, prononcée lors d’une conférence de presse à Jérusalem le 27 janvier, réactive les tensions chroniques entre les deux pays et suscite une attention immédiate sur les risques d’escalade dans la région.

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Lors de son allocution, M. Netanyahu a qualifié d’« erreur » toute action offensive de Téhéran à l’encontre d’Israël et a promis une réponse d’une ampleur inédite. Il a tenu ces propos face aux journalistes dans la capitale israélienne, insistant sur la détermination de l’État hébreu à se défendre contre toute agression extérieure. La formulation insiste sur la promesse d’une riposte militaire significative sans détailler les modalités opérationnelles.
La menace s’inscrit dans un contexte de rivalité prolongée entre Israël et l’Iran, caractérisée par l’absence de relations diplomatiques depuis la révolution iranienne de 1979 et par des affrontements indirects sur plusieurs théâtres. Des actes de sabotage, des attaques attribuées à des acteurs iraniens et des opérations imputées à Israël contre des installations et des intérêts iraniens à l’étranger ont alimenté une dynamique d’escalade par procuration au fil des années.
Contexte régional et antécédents
Depuis plus d’une décennie, la zone moyen-orientale a connu une succession d’incidents asymétriques impliquant les deux pays et leurs alliés. L’Iran soutient des groupes armés régionaux, notamment au Liban et dans la bande de Gaza, tandis qu’Israël a mené des opérations militaires et clandestines visant à contenir l’influence iranienne et à perturber des programmes jugés hostiles. Ces interactions ont souvent été relayées par des frappes aériennes en Syrie, des attaques contre des navires en Méditerranée et des actions cybernétiques, attribuées par plusieurs observateurs à des belligérants impliqués dans le conflit régional.
La rhétorique de M. Netanyahu s’inscrit aussi dans la politique de dissuasion régulièrement affichée par les autorités israéliennes, qui ont à plusieurs reprises réaffirmé leur refus de voir l’Iran se doter d’armes nucléaires et leur volonté de neutraliser ce qu’elles considèrent comme des menaces existentielles. Ces positions publiques se conjuguent avec une pratique stratégique qui combine diplomatie, pressions économiques, opérations de renseignement et capacités militaires conventionnelles et non conventionnelles.
Les alertes et mises en garde répétées des responsables israéliens contre Téhéran interviennent dans un environnement international marqué par des intérêts divergents et par la présence d’acteurs extérieurs engagés dans la région. Les antécédents d’attaques ciblées et de contre-mesures clandestines ont démontré la capacité des deux côtés à recourir à des moyens variés pour atteindre leurs objectifs stratégiques
Le Premier ministre a prononcé ces propos lors d’une conférence de presse à Jérusalem mardi soir, déclarant textuellement que « si l’Iran commet la grave erreur d’attaquer Israël, nous répondrons avec une force que l’Iran n’a encore jamais vue »

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