Hapsatou Sy répond sur Instagram aux accusations la qualifiant « insupportable, toxique »
Vincent Cerutti a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel de Paris à huit mois de prison avec sursis, reconnu coupable d’agression sexuelle pour avoir mordu à deux reprises les fesses d’une collègue lors de la matinale de Chérie FM, selon les éléments présentés au procès. Les faits reprochés, qui remontent à 2015 et 2016, ont donné lieu à des confrontations de versions entre la plaignante, Caroline Barel, et l’animateur, ainsi qu’à des réactions immédiates de la défense annonçant un appel.

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Le ministère public avait requis six mois de prison avec sursis ; la peine prononcée est donc plus lourde que celle demandée par le parquet. L’avocat de Vincent Cerutti, Me Antoine Vey, a indiqué son intention de faire appel en estimant que la décision reposait principalement sur les déclarations de la plaignante et en défendant l’innocence de son client. De son côté, Caroline Barel, vice-présidente de l’association MeTooMedia, a exprimé sa satisfaction d’avoir été crue, estimant que le verdict et la mention du mot « coupable » constituaient un signal pour les femmes qui portent plainte.
Le tribunal n’a pas retenu la demande de la plaignante visant le versement d’une amende de 10 000 euros. Au dossier, une photo d’un hématome a été versée et a marqué les débats : le président du tribunal a évoqué une trace « assez impressionnante ». La victime a décrit un environnement professionnel « très misogyne » et a raconté les faits survenus en novembre 2015, affirmant avoir été « mise au sol », les mains derrière le dos, puis mordue à la « fesse gauche » avant l’intervention d’un collègue.
Des versions opposées devant la justice
Lors de l’audience de décembre, Vincent Cerutti a reconnu avoir mordu mais a nié que son geste ait eu une « connotation sexuelle », le présentant comme un « jeu d’équipe » dont il a regretté la stupidité. Il a cité une pratique interne qualifiée de « Tout cul tendu mérite son dû » et a affirmé qu’il était « impossible » d’avoir commis une agression sexuelle, se présentant comme « féministe ». Caroline Barel a, en revanche, évoqué un second épisode en février 2016 lors d’une photo de groupe, allégation que l’animateur récuse.
Sur le plan procédural, le dossier a opposé témoignages et éléments matériels : la plainte, les descriptions des blessures et les explications données par l’accusé ont été examinées par le tribunal correctionnel, compétent pour juger les délits. La peine avec sursis prononcée signifie que l’exécution de la condamnation est suspendue, sous réserve du respect des obligations fixées par la juridiction, et qu’une nouvelle infraction pourrait entraîner la mise à exécution de la peine.
La dimension médiatique de l’affaire a entraîné des répercussions personnelles pour l’animateur : au cours de l’audience, il a confirmé une séparation avec Hapsatou Sy, effective depuis plus d’un an, information qui a été relayée par la presse. Intervenant publiquement sur Instagram le 14 décembre, Hapsatou Sy a dénoncé des récits infondés et des portraits déformés, déclarant notamment « Il paraît que j’étais insupportable, toxique, mauvaise… Divorcée ? Démolie ? En larmes ? C’est beau de rêver ». Elle a indiqué qu’ils restent en bons termes et qu’ils continuent d’élever ensemble leurs enfants, Abbie et Isaac.

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