Gabon : vif intérêt pour une conférence sur l’historien sénégalais Cheikh Anta Diop

À Libreville, l’Université Omar Bongo a marqué le 40e anniversaire de la disparition de l’historien sénégalais Cheikh Anta Diop par une rencontre publique consacrée à son legs intellectuel. L’événement, présenté sous la forme d’une conférence-débat, a réuni enseignants, chercheurs et étudiants autour des questions d’histoire, d’égyptologie et d’identité africaine.

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Égyptologie: au Gabon, un vif intérêt pour une conférence sur l’historien sénégalais Cheikh Anta Diop
Égyptologie: au Gabon, un vif intérêt pour une conférence sur l’historien sénégalais Cheikh Anta Diop
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SOMMAIRE

Intitulée « L’Égypte et l’Afrique : Cheikh Anta Diop et son héritage », la manifestation a permis d’examiner les apports du savant à la compréhension des relations entre la vallée du Nil et le reste du continent. Les échanges ont porté sur sa démarche scientifique, sa méthode comparatiste et l’influence de ses travaux sur les études africaines contemporaines.

Parmi les intervenants, le professeur Pierre Oum Ndigi est sorti du lot : égyptologue de formation, mais aussi linguiste et politologue, il a su capter l’attention d’un public nombreux et varié. Son exposé a mêlé rappel des principaux axes de la recherche diopienne et réflexion sur la manière dont ces idées continuent d’alimenter le débat académique et politique en Afrique.

La rencontre, animée sous forme de débat, a favorisé les questions du public et des oppositions constructives. Étudiants et spécialistes ont profité de l’occasion pour confronter points de vue et interprétations, montrant que l’œuvre de Diop demeure un sujet vivant et polémique au sein des milieux universitaires africains.

Points saillants et résonances contemporaines

Les interventions ont notamment exploré la thèse centrale de Cheikh Anta Diop selon laquelle la civilisation égyptienne est profondément enracinée dans l’histoire africaine. Les discussions ont insisté sur l’importance de la linguistique et de l’archéologie dans ses démarches, tout en soulignant les limites et les critiques formulées à l’encontre de certaines de ses conclusions.

Plusieurs intervenants ont insisté sur l’impact politique de l’œuvre de Diop, notamment sur les mouvements panafricanistes et sur les tentatives de réappropriation des récits historiques par les sociétés africaines. Le lien entre recherche académique et enjeux identitaires contemporains a été au cœur des débats.

La séance s’est poursuivie par des échanges nourris à l’issue des communications, signe d’un intérêt durable pour ces questions. Les organisateurs ont laissé entendre que d’autres rencontres et initiatives pourraient suivre pour approfondir les thèmes abordés et encourager la recherche interdisciplinaire autour de l’héritage diopien.

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