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Gabon : recette record pour les BTP avec 123,4 milliards FCFA au 4e trimestre 2025

Au Gabon, le secteur des Bâtiments et Travaux Publics (BTP) a enregistré un chiffre d’affaires record de 123,4 milliards FCFA au 4e trimestre 2025, en progression de 61,8 % par rapport au trimestre précédent (76,2 milliards), selon la note de conjoncture sectorielle publiée en avril 2026. Cette hausse spectaculaire est principalement attribuée au lancement massif de chantiers d’infrastructures prioritaires, en particulier des marchés publics destinés à la modernisation du réseau routier.

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<span>Une vue de Libreville (image d'illustration).</span> <span>AfrikImages Agency/Universal Ima - AfrikImages Agency</span>
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La note souligne que les commandes publiques ont constitué le moteur principal de cette dynamique. Plusieurs contrats routiers, répartis sur l’ensemble du territoire, ont nécessité une augmentation rapide des capacités d’exécution chez les entreprises locales et internationales présentes sur le marché. Ces dernières ont dû adapter leurs calendriers et renforcer leurs moyens logistiques pour respecter les délais imposés par les maîtres d’ouvrage.

Sur le plan de l’emploi et des sous-traitants, l’activité accrue a provoqué une montée en charge perceptible sur les marchés locaux : embauches temporaires, recours intensif à la sous-traitance pour les travaux connexes et une demande soutenue de matériaux de construction. Le secteur des fournitures et la chaîne logistique ont, selon la note, absorbé une partie non négligeable de cette demande additionnelle.

Impacts opérationnels et contraintes d’approvisionnement

Cette effervescence productive s’accompagne néanmoins de tensions sur le marché des intrants. La production de ciment sur le trimestre a atteint 145 284 tonnes, un volume élevé qui n’a pas suffi à couvrir la demande portée par la montée des chantiers. Face à cette pression, les entreprises interrogées dans la note ont été amenées à optimiser leurs chaînes d’approvisionnement afin de préserver leurs marges d’exploitation.

Les tensions décrites se traduisent par des contraintes opérationnelles : ajustements des délais de livraison, priorisation des chantiers selon les approvisionnements disponibles et nécessité d’une coordination renforcée entre producteurs, distributeurs et donneurs d’ordre. La note met en avant que ces frictions ont également stimulé l’activité des sous-traitants spécialisés en matériaux et en logistique.

Sur le plan financier, la soutenabilité de cette accélération dépend étroitement de la régularité des paiements publics. La note mentionne que le rythme des décaissements de l’État constitue un facteur déterminant pour que les entreprises maintiennent leurs capacités d’investissement et leur trésorerie face à des dépenses opérationnelles accrues.

Les autorités ont, d’après la note, encouragé les opérateurs à tenir la cadence des chantiers tout en respectant des standards de qualité conformes aux exigences internationales, afin d’assurer la durabilité des ouvrages réalisés.

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