Enora Malagré, 9 ans après TPMP, ne mâche pas ses mots

Enora Malagré, ancienne chroniqueuse de Touche pas à mon poste, a livré des confidences croisées sur sa lutte contre l’endométriose, un long parcours de PMA et les concessions qu’elle a faites en télévision pour exister. Le documentaire qu’elle a porté et qui a été diffusé le 3 mars sur France 5 a relancé le débat sur la pression sociale autour de la maternité et sur les pratiques du divertissement grand public.

CéLéBRITé
220 vues
9 ans après TPMP, Enora Malagré ne mâche pas ses mots
9 ans après TPMP, Enora Malagré ne mâche pas ses mots
3 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

Âgée de 45 ans, Enora Malagré s’exprime sans détour depuis plusieurs mois sur des épisodes personnels et professionnels marquants. Elle a expliqué sur le plateau de l’émission C à vous que la réalisation de son documentaire avait été, pour elle, « thérapeutique » et qu’elle l’avait engagé alors qu’elle se trouvait « enfermée dans mon obsession » d’avoir des enfants.

Atteinte d’endométriose, une pathologie gynécologique qui touche environ une femme sur dix en France, elle a traversé près de dix ans de démarches de PMA (procréation médicalement assistée). Au fil de son travail de filmage et des rencontres réalisées pour le documentaire Pourquoi t’as pas d’enfant ?, sa perception personnelle et sa vision du sujet ont évolué.

Entre récit intime et regard sur les pratiques médiatiques

Sur Au Féminin, dans l’émission « Sous les jupes des femmes » animée par Audrey Dana, Enora Malagré est également revenue sur ses débuts dans les médias et les concessions auxquelles elle s’est pliée. Elle a décrit son entrée dans la radio et la télévision mainstream comme une découverte d’un univers où il fallait répondre à « une certaine image pour exister ».

La journaliste a reconnu avoir adopté, à ses débuts, des postures et des comportements qu’elle juge aujourd’hui problématiques. « Je me disais que pour exister, il fallait s’hyper-objectiser, s’hypersexualiser », a-t-elle dit, rappelant des séquences auxquelles elle a participé dans les années 2000. Elle a cité des scènes qu’elle avoue aujourd’hui regretter : « dérouler des piles à des mecs, arriver tout seins dehors, me frotter ».

Enora Malagré a commenté son ressenti sur ces moments : « Je le faisais, j’avais l’impression d’être crade, mais je le faisais quand même. » Elle a expliqué que cette attitude résultait en partie de la pression du milieu : « On me demandait un peu de le faire », a-t-elle admis, et qu’elle pensait alors que c’était « le prix à payer pour réussir ».

Avec le recul, la principale intéressée confie la difficulté à revoir certaines images : « Maintenant je vois les vidéos, j’ai envie de chialer » et s’interroge sur l’absence de protection à l’époque : « personne ne m’a dit à un moment ‘arrête, pourquoi tu fais ça ?' ».

Elle a aussi reconnu avoir parfois participé à des humiliations envers d’autres femmes dans ce même environnement médiatique, comparant ce comportement à « la cour de récré quand quelqu’un se fait humilier et que tu suis le mouvement ». « Je l’ai fait, donc je le regrette », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : « Je ne vais pas me flageller pendant cent mille ans ».

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
09:23 Élodie Gossuin : la misophonie, ce handicap qui s’accentue avec l’âge