Emmanuel Macron : le regret amer qu’il garde en réserve
Jack Lang, ancien ministre et personnalité politique bien connue, revient dans une interview à Paris Match sur l’agression dont il a été victime alors qu’il se rendait à l’Opéra Garnier avec son épouse Monique : il décrit une attaque brutale, le secours apporté par une passante, l’interpellation rapide de son agresseur grâce aux caméras et aux forces de l’ordre, et ses décisions à venir sur le plan judiciaire.

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Dans l’entretien, Jack Lang raconte les instants de l’agression et la solidarité immédiate qui s’en est suivie. Il affirme qu’une dame l’a aidé à se relever et confie son souhait de la retrouver pour la remercier. Il qualifie l’attaque de situation « à la limite du lynchage » et reconnaît avoir « eu beaucoup de chance » de ne pas en pâtir plus gravement.
Il rend hommage au travail de la police : « Les forces de l’ordre ont été d’une rapidité, d’une gentillesse et d’une efficacité remarquables. Grâce à eux et aux nombreuses caméras de surveillance, mon agresseur a été interpellé ». Selon ses déclarations, l’individu sera présenté en comparution immédiate le jour même de la publication de l’interview. Jack Lang précise qu’il ne nourrit pas de goût pour la vengeance et qu’il « attend que la justice accomplisse son métier ».
Réactions publiques, procédure et prises de position politiques
Après l’agression, l’ancien ministre a reçu de nombreux messages de soutien sur les réseaux sociaux. Sur la plateforme X (anciennement Twitter), il a remercié les internautes : « Vous avez été des milliers à me témoigner votre sympathie, votre soutien, votre révolte. Vos messages m’ont bouleversé et je vous en remercie chaleureusement ». Il indique vouloir être confronté à ses agresseurs dans le cadre d’un procès.
Parallèlement à ces réactions, Jack Lang annonce une stratégie judiciaire à l’encontre de ceux qui, selon lui, le visent par des paroles diffamatoires : « Les insultes, les calomnies, les diffamations dont je suis victime n’ont que trop duré. J’assignerai désormais systématiquement en justice les auteurs ou les relais de tels propos ». Il se dit déterminé à faire « éclater la vérité » sur des accusations qu’il qualifie d’infondées.
L’entretien aborde aussi des considérations politiques. Interrogé sur la décision du président de la République de dissoudre l’Assemblée nationale, Jack Lang estime qu’Emmanuel Macron a eu tort de le faire et compare cette dissolution à celles opérées par François Mitterrand et Jacques Chirac, qui, selon lui, répondaient à une logique différente. Il réaffirme une position ancienne sur la Ve République : « En tant que citoyen et professeur agrégé en droits, je lutte depuis 1958 contre la Constitution actuelle. La Vème est un régime trop présidentiel », rappelant qu’il a longuement écrit sur ce sujet.
Il se félicite du renforcement apparent des prérogatives du Parlement et évoque l’idée de la proportionnelle comme un changement significatif, allant jusqu’à déclarer : « Et si cela implique de voter avec les membres du Rassemblement national, on s’en fout ! On ferme les yeux, si besoin, mais on vote ! »

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