Emmanuel Macron et son plan secret pour revenir après 2027
Emmanuel Macron arrivera au terme de son deuxième mandat au printemps 2027 et, en vertu des règles constitutionnelles en vigueur, ne peut pas se présenter pour un troisième mandat consécutif. L’interdiction, introduite lors de la révision constitutionnelle de 2008, fixe une barre réglementaire qui contraint le chef de l’État à céder le pouvoir à l’issue de son second quinquennat, même s’il demeure politiquement actif et dispose d’une base électorale notable.

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Cette échéance est vécue comme une contrainte personnelle et politique pour le président sortant. Selon des propos rapportés au micro de Sud Radio par le journaliste Louis Haushalter le 5 février, Macron ressent une forme d’agacement à l’idée de devoir quitter la présidence à 49 ans et de ne pouvoir poursuivre immédiatement son mandat. Le départ forcé par la règle des deux mandats consécutifs contraste, dans le débat public, avec les parcours d’anciens chefs de l’État qui ont quitté le pouvoir après un seul mandat, comme Nicolas Sarkozy ou François Hollande.
Le fait que la Constitution française interdise explicitement un troisième mandat consécutif n’empêche pas, en revanche, des projections sur un retour ultérieur. Plusieurs observateurs et commentateurs politiques évoquent la possibilité d’un retour après une parenthèse d’un quinquennat, étape à laquelle la loi n’opère pas d’interdiction.
Un retour envisagé en 2032, sources et stratégies évoquées
Plusieurs confidences rapportées par la presse donnent à voir une stratégie pensée pour maintenir la trajectoire politique d’Emmanuel Macron au-delà de 2027. Toujours selon Louis Haushalter, le président envisagerait de revenir en 2032, après une pause de cinq ans. Cette option passerait par la désignation d’un successeur compatible ou, au minimum, par le maintien d’une influence sur l’espace politique pendant la durée du mandat suivant.
Le journaliste indique également qu’un scénario de « place gardée » aurait été esquissé auprès de personnalités politiques, dont François Bayrou, sans que cela n’aboutisse : Bayrou aurait, d’après ces confidences, préféré se positionner pour Matignon plutôt que de jouer un rôle de relais direct pour un hypothétique retour d’Emmanuel Macron.
La politologue Virginie Martin, citée dans la presse au cours de l’année écoulée, reprend l’hypothèse d’un retour possible en 2032 en s’appuyant sur des facteurs démographiques et électoraux. Elle souligne la présence d’une base électorale stable autour de 20 % qui pourrait permettre à Emmanuel Macron de se qualifier pour un second tour, tout en rappelant que l’âge du président jouerait en sa faveur : il n’aurait que 54 ans en 2032, âge jugé compatible avec une candidature compétitive.

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