Delphine Jubillar : le maire de Cagnac-les-Mines soulagé par la découverte des ossements dans une autre commune

Le 16 juillet, des ossements attribués à Delphine Jubillar ont été découverts dans un champ de la commune de Mailhoc, mettant fin à six ans d’incertitude pour une partie des proches et rouvrant une douleur profonde dans la région. La découverte, qualifiée de partielle par les enquêteurs et les habitants, a entraîné une reprise des recherches sur le terrain et suscité des réactions marquées à Cagnac-les-Mines et dans les communes alentour.

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Delphine Jubillar, née Delphine Aussaguel le 15 novembre 1987 à Gaillac (Tarn), était infirmière en clinique à Albi. Mariée à Cédric Jubillar depuis 2013 et mère de deux jeunes enfants, elle a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Selon les éléments communiqués par son époux, elle avait quitté le domicile familial vêtue d’une doudoune blanche et n’avait emporté que son téléphone.

En juin 2021, Cédric Jubillar a été mis en examen pour homicide volontaire avec aggravation, les enquêteurs mentionnant des incohérences dans ses déclarations. À cette date, malgré des fouilles, des analyses du téléphone et du lave-linge, aucune preuve matérielle solide n’avait été rendue publique et le corps n’avait pas été retrouvé. Six ans après la disparition, l’homme a adressé à ses avocats une lettre dans laquelle il reconnaît les faits et affirme être l’auteur de la disparition.

Reprise des recherches, découvertes et réactions locales

La lettre de confession, citée dans la presse, contient des aveux précis attribués à l’auteur présumé, se présentant comme peintre en bâtiment : « Je reconnais les faits, je reconnais être l’auteur de la disparition de mon épouse. Je voulais qu’elle se taise, je l’ai attrapée par le cou et j’ai serré et lui disais : ‘Tais-toi, tais-toi, je t’en supplie, tais-toi’. Je voulais que ça s’arrête, qu’elle se taise, je n’en pouvais plus ». Peu de temps après ces déclarations, des opérations de recherche ont été relancées sur plusieurs secteurs.

Le 16 juillet, des ossements ont été localisés dans un champ à Mailhoc. Les restes retrouvés sont décrits comme partiels ; des riverains et des personnes impliquées dans les fouilles expliquent que les éléments osseux semblent avoir été dispersés, possiblement en lien avec l’épandage de compost utilisé pour les parcelles agricoles voisines.

À Cagnac-les-Mines, le maire Patrice Norkowski a réagi au micro de La Dépêche du Midi, exprimant un mélange de soulagement et de douleur : « Ça a été un soulagement de se dire qu’elle n’était pas à Cagnac. Je ne vais pas dire qu’on a refilé le bébé à Mailhoc. Le plus important, c’est qu’il y ait un dénouement. Je pense surtout à la famille qui va enfin pouvoir connaître la vérité. »

Des habitants et voisins évoquent un traumatisme durable. Une voisine des Jubillar a confié : « Ils ont ravivé un traumatisme. Je ne sais pas comment les gens à Mailhoc le vivent, mais moi, je fais encore des cauchemars ».

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