CRIET: 10 ans de prison confirmés en appel contre un conducteur de taxi-moto pour abus sexuel sur une fillette à Ekpè
La chambre d’appel de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a définitivement tranché le dossier opposant le ministère public à un conducteur de taxi-moto poursuivi pour des faits d’abus sexuel sur une fillette de 10 ans. Statuant lors de son audience du 20 mai 2026, la juridiction spéciale a intégralement confirmé la peine prononcée en première instance, maintenant ainsi le condamné sous le coup d’une peine de 10 ans de réclusion criminelle, dont 7 ans ferme, assortie d’une amende d’un million de francs CFA.


Les événements s’étaient déroulés en juin 2025 à Ekpè, dans la commune de Sèmè-Kpodji. Selon les détails révélés par l’Institut National de la Femme (INF) dans le cadre de l’émission « Échos de la CRIET », la jeune victime avait été envoyée par sa mère acheter de la farine dans le quartier. C’est sur son trajet qu’elle avait croisé l’accusé, un trentenaire issu du même voisinage. Tirant parti de cette proximité, l’homme avait entraîné de force la fillette dans sa chambre avant d’en verrouiller l’accès pour lui faire subir une agression sexuelle.
Alerte prise, l’Institut National de la Femme s’était immédiatement constitué partie civile dans cette affaire, facilitant l’interpellation et le déférement du suspect devant le parquet spécial.
Le premier jugement, rendu le 28 janvier 2025 par la juridiction de première instance, avait déjà reconnu le conducteur de taxi-moto coupable d’abus sexuel sur mineure. En plus de la peine d’emprisonnement et de l’amende d’un million de francs CFA, le tribunal l’avait condamné à verser 500 000 francs CFA de dommages et intérêts à la victime, ainsi qu’un franc symbolique à l’INF. La décision d’appel vient désormais sceller définitivement le sort du condamné en rendant ces sanctions entièrement exécutoires.



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