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Côte d’Ivoire : le chef d’état‑major Lassina Doumbia attendu au Bénin pour un conclave stratégique

Les chefs d’état‑major de la Côte d’Ivoire, du Bénin et de la France se retrouvent à Cotonou le 19 mars 2026 pour un entretien sur la coopération militaire trilatérale. Au centre des discussions : le renforcement des échanges opérationnels, la mise en cohérence des dispositifs face aux menaces régionales et le bilan des efforts engagés depuis la rencontre d’Abidjan en juillet 2025.

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Côte d'Ivoire Lassina Doumbia au Bénin pour un conclave avec Fructueux Gbaguidi du Bénin et Fabien Mandon de la France
Côte d’Ivoire : Lassina Doumbia au Bénin pour un conclave avec Fructueux Gbaguidi du Bénin et Fabien Mandon de la France
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Le général d’armée aérienne Fabien Mandon, chef d’état‑major des armées françaises, et le chef d’état‑major des armées ivoiriennes, Lassina Doumbia, sont attendus pour être reçus par le Chef d’État‑Major Général des Forces armées béninoises, le général Fructueux Gbaguidi. Selon des sources militaires, cette visite officielle vise à entretenir les relations entre états‑majors et à préciser les modalités de coopération déjà en cours.

Parmi les points inscrits à l’ordre du jour figurent l’évaluation des dispositifs de formation et d’équipement, l’échange d’informations sur les menaces terroristes dans la sous‑région et l’identification d’axes concrets de coopération opérationnelle. Les responsables doivent notamment revenir sur les conclusions des échanges tenus à Abidjan en juillet 2025, qui avaient jeté les bases d’un partenariat plus structuré entre les trois armées.

Contexte régional et implications pratiques

La rencontre intervient dans un contexte sécuritaire tendu en Afrique de l’Ouest, où États et forces armées ajustent régulièrement leurs dispositifs face à des actions terroristes et des crises politiques. La France, qui a réduit sa présence militaire dans plusieurs pays du Sahel, maintient néanmoins des relations opérationnelles avec certains États de la sous‑région, dont la Côte d’Ivoire et le Bénin.

Plusieurs décisions récentes ont rappelé l’importance de ces relations bilatérales ou trilatérales. Les autorités béninoises ont à plusieurs reprises démenti l’existence de bases militaires étrangères sur leur sol depuis l’indépendance en 1960 ; le ministère des Affaires étrangères du Bénin, dans la personne d’Olushegun Adjadi, a réaffirmé cette position face aux allégations internationales.

La coopération avec la France inclut des actions de formation et d’équipement, selon des communiqués et des témoignages de responsables. Dans le dossier de sécurité intérieure, la coordination internationale a été mise en lumière à l’occasion de la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025 au Bénin, conduite par le lieutenant‑colonel Pascal Tigri.

L’Élysée a confirmé l’intervention de militaires français, en coordination avec le Nigeria, pour fournir « un appui de surveillance, d’observation et de soutien logistique » à la demande des autorités béninoises. Le commandant de la garde républicaine du Bénin, le colonel Dieudonné Tévoédjrè, a déclaré dans un entretien diffusé le 10 décembre 2025 sur RFI que des forces spéciales françaises venues d’Abidjan étaient intervenues au sol et avaient participé aux opérations de ratissage après les frappes nigérianes, en apportant un concours aux forces béninoises.

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