Colombie : le gouvernement annonce la reprise des pourparlers avec le Clan del Golfo

Le gouvernement colombien a annoncé, mardi 17 février, la reprise des négociations entamées avec le groupe criminel connu sous le nom de Clan del Golfo. Ces discussions avaient été interrompues par le cartel environ deux semaines plus tôt, provoquant une pause soudaine dans le dialogue établi entre les deux parties.

DIPLOMATIE
209 vues
Le président colombien Gustavo Petro
Le président colombien Gustavo Petro
2 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

La suspension faisait suite à une visite de Gustavo Petro à la Maison-Blanche le 3 février, au cours de laquelle il s’était entretenu avec le Président américain Donald Trump. Les deux chefs d’État s’étaient alors mis d’accord pour coordonner des actions visant à localiser et neutraliser le chef du Clan del Golfo, identifié sous l’alias « Chiquito Malo ». Cette coopération bilatérale a été perçue comme le déclencheur de la réaction du groupe armé.

En signe de protestation, le Clan del Golfo — considéré comme la première organisation de trafic de stupéfiants en Colombie — avait décidé de mettre fin aux discussions qui se tenaient depuis septembre au Qatar. La rupture avait interrompu un processus entamé plusieurs mois plus tôt et destiné à trouver des modalités de désengagement et de stabilisation.

Dans un communiqué publié mardi, le Bureau de paix chargé des pourparlers a indiqué que des délégations s’étaient retrouvées à Bogota le 9 février. Les participants ont estimé que l’arrêt temporaire des négociations ne devait plus s’appliquer, ouvrant ainsi la voie à la reprise des échanges.

État des pourparlers et modalités

Selon le texte officiel émis par l’instance gouvernementale, les négociateurs ont jugé la suspension « dépassée » et se sont engagés à reprendre le travail en vue de poursuivre les discussions entamées au Qatar. Le Bureau de paix reste l’interlocuteur principal du gouvernement pour coordonner ces rencontres et suivre l’évolution du processus.

Les réunions récentes à Bogota témoignent d’une volonté de remettre la table des négociations en place après la crise provoquée par l’annonce des actions conjointes avec les autorités américaines. Les prochains échanges devront préciser le calendrier et les garanties nécessaires pour avancer sans nouvelles ruptures.

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
19:22 Côte d’Ivoire : le silence du gouvernement sur l’affaire Epstein inquiète le PDCI-RDA