Cameroun : le procès de 66 détenus de la crise post-électorale renvoyé au 10 septembre

Le tribunal militaire de Yaoundé a poursuivi, jeudi 13 août, l’examen de deux dossiers concernant 66 personnes arrêtées après l’élection présidentielle du 25 octobre 2025. Détenus pour certains depuis près de dix mois, ils sont poursuivis notamment pour propagation de fausses nouvelles, rébellion, attroupement et défaut de carte nationale d’identité.

POLITIQUE
44 vues
Cameroun: une vidéo d'un homme violemment battu dans un supermarché chinois crée la polémique
Yaoundé, capitale du Cameroun
2 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

Les débats ont principalement porté sur les circonstances de leur arrestation et sur leur éventuelle participation à des manifestations dans le contexte de la crise post-électorale. Le scrutin, officiellement remporté par Paul Biya, avait été suivi de rassemblements et d’arrestations dans plusieurs villes du pays.

Certains prévenus ont fait part de leur impatience après plusieurs mois de détention provisoire. Selon Me Ndam, membre du collectif d’avocats de la défense, plusieurs détenus craignent de passer près d’un an en prison avant d’être éventuellement acquittés ou libérés.

« Ils ont l’impression que tout est fait pour faire traîner les procédures et les maintenir en prison pour rien », a déclaré l’avocat, cité par la défense. Il estime que la lenteur des audiences alimente le découragement des prévenus et de leurs familles.

Une procédure qui peine à s’accélérer

La défense avait obtenu que les dossiers soient répartis en plusieurs groupes afin de permettre leur examen par plusieurs juges. Les affaires sont désormais inscrites environ trois fois par mois au rôle du tribunal militaire, mais cette organisation n’a pas encore produit l’accélération attendue, selon les avocats.

Me Ndam estime qu’un rythme d’audience plus soutenu, avec l’audition d’une vingtaine de personnes par jour, aurait permis de réduire considérablement les délais. Les discussions ont également été compliquées par la barrière de la langue, même si tous les détenus présents au tribunal ont finalement été entendus, une première selon la défense.

L’audience a été renvoyée au 10 septembre. Le ministère public doit alors présenter ses réquisitions, avant les plaidoiries des avocats de la défense. Le tribunal militaire devra ensuite se prononcer sur la responsabilité pénale des prévenus, poursuivis dans deux procédures distinctes.

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
13:00 Estelle Denis critique l’absence de femmes dans le staff de Zinédine Zidane chez les Bleus