Cameroun : il convainc sa femme de le laisser coucher avec leur fille de 13 ans et sa belle sœur
La Cour d’appel de Daloa a rendu, le lundi 23 mars 2026, un arrêt dans une affaire dramatique. D. Marcel, âgé de 70 ans, a été condamné à dix ans de réclusion criminelle pour inceste, meurtre et complicité dans des pratiques rituelles. L. Adèle, son épouse, et L. Sarah, la sœur cadette de cette dernière devenue coépouse, ont chacune été condamnées à sept ans de prison ferme.

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Les faits remontent à 2010. À cette époque, D. Marcel aurait persuadé son épouse qu’un rituel nécessitant la participation de leur fille assurerait la prospérité du foyer. L. Adèle aurait consenti et contribué à convaincre la jeune fille, âgée de 13 ans au moment des faits. Pour contourner les réticences de l’adolescente, le père lui aurait dit qu’il n’était pas son père biologique.
La relation incestueuse se serait poursuivie pendant plusieurs années et aurait donné naissance à deux enfants. En cherchant à établir son identité pour obtenir une pièce d’état civil, la jeune femme a consulté son extrait de naissance et découvert que D. Marcel était son père biologique. Elle a alors quitté le domicile et abandonné ses deux enfants.
Meurtre de l’aîné, coépouse et révélations
Après le départ de sa fille, D. Marcel a imputé au premier-né l’échec du rituel, le qualifiant de «sorcier». Avec l’accord de son épouse, il lui aurait administré un herbicide. Devant la lenteur de l’empoisonnement, il aurait ensuite noyé l’enfant dans une barrique d’eau avant d’enterrer le corps dans la cour familiale.
Plus tard, D. Marcel a manifesté le souhait d’avoir une seconde épouse. L. Adèle aurait proposé sa sœur cadette, L. Sarah, qui est devenue coépouse et a donné naissance à deux autres enfants.
Le dossier a été mis au jour lorsque la fille est revenue au domicile pour voir ses enfants et n’a pas retrouvé son fils aîné. Après avoir interrogé ses parents, c’est le deuxième enfant qui a finalement indiqué l’endroit où le frère avait été enterré.
La jeune femme a déposé une plainte. Un premier jugement rendu au Tribunal de Man en 2010 avait condamné D. Marcel et L. Adèle à sept ans de prison ferme. Ils avaient fait appel. Six ans plus tard, la Cour d’appel de Daloa a repris l’affaire et a alourdi la peine du père à dix ans de prison ferme, tandis que son épouse et sa belle-sœur se voyaient confirmer des peines de sept ans chacune.



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