Burkina : Balibié Serge Auguste Bayala nommé président de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES)
L’Alliance des États du Sahel (AES) a annoncé, dans une note du ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso publiée le 9 février, la désignation du professeur burkinabè Balibié Serge Auguste Bayala à la présidence de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES). Spécialiste reconnu en gestion financière et acteur majeur des réformes institutionnelles au Burkina Faso et en Afrique de l’Ouest, M. Bayala prend la tête de cet établissement appelé à mobiliser des ressources pour des projets d’infrastructure et de développement régional.

SOMMAIRE
Titulaire d’un doctorat en gestion financière obtenu à l’Université de Groningen (Pays-Bas), le nouveau président de la BCID-AES cumule plus de vingt ans d’expérience dans la gouvernance d’organisations publiques et académiques. Son parcours associe enseignement universitaire de haut niveau et responsabilités opérationnelles dans la conception et la mise en œuvre de mécanismes de financement du développement.
Au Burkina Faso, Balibié Serge Auguste Bayala a été l’un des artisans de la création de la Caisse des dépôts et d’investissements (CDI-BF), institution destinée à canaliser l’épargne longue vers le financement de l’investissement productif. La CDI-BF est aujourd’hui citée parmi les outils nationaux de structuration du marché financier et de soutien aux projets d’investissement à long terme.
Parcours régional et attentes liées à la mission de la BCID-AES
Sur le plan régional, M. Bayala a dirigé le Centre Africain d’Études Supérieures en Gestion (CESAG) à Dakar, où il a œuvré au renforcement de l’autonomie institutionnelle et au positionnement du centre comme plateforme de formation et de recherche pour les décideurs ouest-africains. Il a également exercé des fonctions au sein de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), en particulier au Comité de Formation et de la Banque Centrale (COFEB), contribuant à la formation et au renforcement des capacités des cadres publics et bancaires de la sous-région.
La Banque confédérale pour l’investissement et le développement de l’AES se veut distincte des institutions de développement traditionnelles. Initiée par le Collège des Chefs d’État de la Confédération, elle a pour vocation de constituer un instrument autonome de financement pour le Sahel. Ses missions annoncées incluent le financement d’infrastructures stratégiques, le soutien aux processus d’industrialisation, la mobilisation de ressources internes et régionales, ainsi que l’appui à des projets intégrateurs à fort impact social et économique.
Le choix porté sur un technicien ayant exercé à la fois dans l’univers académique et dans des structures financières publiques traduit, selon la note ministérielle, la volonté des États membres d’affecter la direction de la BCID-AES à un profil combinant expertise financière et expérience de gouvernance. La nomination intervient dans un contexte où la question de la souveraineté économique et financière figure parmi les priorités affichées par les autorités sahéliennes.

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