Bruno Salomone a travaillé en vente, restauration et animation avant d’être acteur
Bruno Salomone est décédé le 15 mars à l’âge de 55 ans, a annoncé son agent Laurent Grégoire à l’AFP, mettant fin à un long combat contre la maladie. Figure reconnue de la comédie française, il laisse derrière lui une carrière marquée par des rôles télévisés et scéniques largement partagés sur les réseaux sociaux, où de nombreux hommages se sont succédé.

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Comédien et humoriste, Bruno Salomone s’était imposé par une capacité à incarner des personnages variés et immédiatement reconnaissables. Il était notamment connu pour son interprétation de Denis Bouley dans la série Fais pas ci, fais pas ça, une comédie présente dans les salons des Français pendant près de 17 ans. Ses apparitions ont également marqué des formats très suivis comme Caméra Café et des séries cultes comme Kaamelott.
Sa filmographie et sa présence télévisuelle ont offert des séquences mémorables : il a incarné le pote d’Igor d’Hossegor dans Brice de Nice, et plus récemment il apparaissait dans la série A priori. Bruno Salomone avait commencé sa trajectoire sur la scène médiatique dès 1996, dans l’émission Graines de stars, avant de se faire connaître au sein du collectif Nous C Nous aux côtés de Jean Dujardin.
Du plateau au théâtre : un comédien aux multiples visages
Outre la télévision et le cinéma, Bruno Salomone a consacré une part importante de sa carrière au théâtre et au seul-en-scène. Lancé en 2007 au Trianon, son spectacle Euphorique a voyagé pendant plus d’une décennie et lui a valu le Globe de Cristal en 2017. La pièce mettait en scène l’histoire de Glori, un enfant né avec un rire permanent, tour à tour perçu comme prodige, bête de foire ou messie selon le regard porté sur lui.
Dans Euphorique, Salomone a déployé une énergie de composition impressionnante : sans jamais quitter la scène, il enchaînait une galerie de personnages — la pièce en présentait 43. Cette capacité à passer d’un rôle à l’autre avec fluidité a été saluée par le public et expliquée par l’intéressé lui-même lors d’un entretien : il n’avait pas cherché à aligner précisément 43 personnages, ils sont venus successivement et il aurait même pu en jouer davantage.
Ses prestations scéniques ont mis en avant une maîtrise du rythme et des transitions entre voix, postures et registres comiques, éléments qui se retrouvaient aussi dans ses personnages télévisés. Au fil des années, il a su mêler sketchs, jeux de personnages et écriture pour construire un répertoire personnel identifiable.
Interrogé par Ouest‑France en 2017, Bruno Salomone utilisait fréquemment son expérience personnelle pour nourrir ses créations. Il évoquait notamment des emplois divers — vente, restauration, animation — qu’il avait occupés avant de s’imposer comme comédien et qui, selon lui, l’avaient aidé à s’ouvrir au monde et à forger ses personnages.



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