Brigitte Bardot conspuée lors de l’hommage aux César 2026 à l’Olympia
La 51ᵉ cérémonie des César, organisée le jeudi 26 février 2026 à l’Olympia et retransmise en direct sur Canal+, a été marquée par un moment de tension lorsque des huées ont accueilli, dans la salle, un court hommage rendu à Brigitte Bardot, décédée le 28 décembre 2025.

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Le passage consacré à l’icône des années 1950 et 1960 prenait la forme d’un magnéto : un montage d’extraits de films et d’images destinées à souligner sa carrière à l’écran. Selon nos confrères du Parisien, cet hommage a été perçu comme un « service minimum », limité à un court récapitulatif, et a été suivi de réactions hostiles d’une partie du public.
Les huées ont rapidement fait réagir les internautes sur les réseaux sociaux, la séquence devenant l’un des sujets les plus commentés de la soirée. Plusieurs messages publiés sur X (anciennement Twitter) ont critiqué le choix de Canal+ de programmer cet hommage : « L’hommage à Brigitte Bardot la raciste pendant les César, on aurait pu s’en passer », écrit un internaute ; un autre commente, « Canal+ qui fait un hommage à Brigitte Bardot, c’est un gros flop », et un troisième se réjouit des huées, « Bardot qui se fait huer aux César quel plaisir ». Ces publications ont contribué à amplifier la polémique en temps réel.
Un hommage sous tension à l’Olympia
Brigitte Bardot demeure une figure majeure du cinéma français, reconnue pour des rôles et des films qui ont marqué les années 1950 et 1960 et pour son statut de muse auprès de réalisateurs de renom. Parallèlement à cette reconnaissance artistique, ses prises de position publiques, régulièrement condamnées pour des propos à caractère raciste, ont alimenté depuis plusieurs années des controverses publiques et judiciaires, contexte qui a influencé la réception de l’hommage diffusé lors de la cérémonie.
La brusque réaction du public à l’Olympia tranchait avec les codes habituels des soirées de remise de prix. Le magnéto, sobre par sa forme, a déclenché un malaise visible dans la salle, selon les témoignages relayés par la presse et les captations de la retransmission. La brièveté et le format de l’hommage ont été particulièrement soulignés par certains observateurs comme insuffisants au regard de la carrière de l’actrice, tandis que d’autres ont rappelé les éléments controversés de son héritage public.
La cérémonie a également donné lieu à des moments d’émotion qui ont retenu l’attention avant la diffusion du magnéto. Le maître de cérémonie, Benjamin Lavernhe, a été visiblement ému face à la présence de Jim Carrey, venu recevoir un César d’honneur. Lavernhe a raconté son souvenir d’enfant découvrant The Mask dans un cinéma de Poitiers : « J’ai dix ans… Je ramasse mes yeux et ma mâchoire qui viennent de se décrocher », a-t-il dit, précisant, la voix tremblante, « Je chiale au bout de deux secondes… C’est quasi irréel », provoquant une ovation dans la salle.
La séquence consacrée à Brigitte Bardot, ponctuée de huées, a coïncidé avec cette soirée de récompenses et de discours, et a rapidement été au centre des échanges sur les réseaux sociaux.

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