Brigitte Bardot : afflux de commandes pour le cercueil en osier choisi pour ses obsèques
Depuis la disparition de Brigitte Bardot, le cercueil en osier qu’elle avait choisi pour son dernier voyage est devenu un phénomène en France : présenté lors de ses obsèques du 7 janvier 2026 à Saint-Tropez, ce modèle artisanal biodégradable suscite une vague de commandes, selon des déclarations relayées par Le Parisien.

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Figure emblématique du cinéma français et militante pour la cause animale, Brigitte Bardot avait souhaité être inhumée dans un cercueil en osier, un choix présenté comme symbole de simplicité et de respect de la nature. Le fait que la star ait opté pour ce type de cercueil a attiré l’attention des médias et du public sur une offre qui restait jusque-là marginale dans le secteur funéraire.
Avant les obsèques, ce modèle ne représentait qu’une fraction des ventes : environ soixante exemplaires avaient été vendus depuis sa création. Après la cérémonie, la demande a connu un net accroissement. Minna Holleville, gérante des Pompes Funèbres de la Liberté à Abbeville, indique au Parisien recevoir « plusieurs dizaines de demandes par jour ». Elle relate également des écarts de prix constatés sur le marché : « Affolée, une habitante de la région de Montpellier m’a appelée cette semaine pour savoir si on pouvait lui en envoyer un pour qu’elle le stocke dans son abri dans le jardin. Elle m’a dit qu’il était affiché à 3 500 euros près de chez elle alors que nous le vendons 1 670 euros. »
Un engouement inattendu pour une dernière demeure écoresponsable
Le cercueil le plus médiatisé est conçu à partir d’un socle en pin recouvert d’osier tressé, un assemblage entièrement biodégradable. La vannerie qui le commercialise a dû adapter sa production face à l’afflux de commandes, parfois en travaillant à flux tendu, afin de répondre à une demande qui dépasse nettement ses volumes habituels.
Les artisans de la Vannerie Candas, mise en lumière après le choix de Brigitte Bardot, ressentent une fierté liée à cette visibilité soudaine. Aurélien, 36 ans et treize années passées au sein de la Vannerie Candas, confie au Parisien : « C’est gratifiant que Brigitte Bardot l’ait choisi. Il a été présenté devant le monde entier. » Xavier Quointeau, gérant de la vannerie au Boisle, dit être « complètement étonné de l’impact national et international » et explique que l’entreprise s’organise pour « répondre à la cadence ». Il souligne aussi que « beaucoup de personnes s’identifient à Brigitte Bardot dans sa démarche ».
Malgré la hausse des demandes pour ces cercueils, l’atelier continue d’assurer ses commandes traditionnelles, notamment pour les boulangers-pâtissiers qui constituent une part importante de sa clientèle pour les panières. Xavier Quointeau précise que l’atelier compte neuf tresseurs capables de réaliser ces ouvrages. En septembre dernier, la Vannerie Candas a lancé la Vannerie Académie : quatre personnes ont entamé une formation en alternance au CAP vannier, d’une durée de deux ans, en partenariat avec le CFA Jean-Bosco de Sainghin-en-Mélantois dans le Nord, et une autre promotion est prévue à la rentrée.

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